lundi 20 avril 2009

Le glacier de Moiry comme vous ne l'avez jamais vu !

Voici une photo que j'ai découverte hier, et que j'apprécie particulièrement. Elle a été prise par Menno Boermans, photographe Néerlandais et ami de Frank avec qui je grimpe régulièrement.

Le glacier de Moiry, c'est ma jeunesse, Grimentz et ses montagne, les ballades en famille avec Grand-Père et Grand-mère... Cette image génère donc beaucoup d'émotions en moi, délicates à partager par internet, mais bien présentes !

“This image of Glacier de Moiry explains why I am so passionate about mountaineering. The sun coming through and the steaming clouds above the crevasses give the image the feel of the earth having just been born. With my photography I try to show the beauty of the mountain world, to provide evidence for people who don’t understand why we climb.

Roaring Silence

Je rentre de deux jours à Rumney, le site où je vais désormais « régulièrement » dans le New Hampshire. N’ayant cependant pas grimpé depuis deux semaines, la reprise s’annonçait délicate, mais tout s’est bien passé. Quel plaisir d’être tout un week-end au soleil dans un coin isolé ! On a aussi croisé des wagons de Québécois, qui en quelques heures de route descendent de Montréal. D’ailleurs, les Américains qui m’entendent parler Français me demandent à tous les coups comment est la météo plus au nord… Pourtant, si les Canadiens ont un meilleurs accent Anglais que moi, leur français n’est en rien comparable au mien ! 

Voici la vidéo montée rapidement ce matin du « Roaring Silence », un 8A très joli et un peu bloc que j’ai raté flash d’une prise samedi, avant de l’enchaîner le coup d’après. J’étais un peu court physiquement, mais c’est comme ça, puis c’est toujours un plaisir de se battre dans une voie jusqu’à la dernière prise. J’ai filmé Frank et Mike (un grimpeur local d’une vingtaine d’années, qui passe ses journées sur le site !) le lendemain pendu sur ma corde, c’était une expérience amusante. Notez que pour regarder la vidéo, il faut sélectionner le mode HQ en bas à droite de l’écran, ce qui améliore sensiblement la qualité.

Aujourd’hui, nous sommes donc lundi. Patriot’s day, plus exactement, ce qui signifie que nous n’avons pas cours. Les Américains ont beau se moquer de la France et de nos 35 heures –désormais en partie caduques-, ils ont encore plus de jours fériés qu’en France…  mais ça, ils ne l’admettront jamais !

Why would you do an MBA ?

mercredi 15 avril 2009

Autoroutes

Two lanes in Khumbu Icefall As last year, there will be two ropes-lines in the Khumbu Icefall; word is that a third line might be established this year as well.

Et oui, les embouteillgaes vont reprendre de plus bel ce printemps sur le côté Népalais de l'Everest - 3 lignes, c'est mieux que deux, ça permet de faire passer encore plus de monde vers le plus haut sommet du monde !

mercredi 8 avril 2009

De l’éthique a HBS…


Ca fait un moment que je voulais écrire un article sur l’éthique a HBS…
Comme vous le savez peut être, le cerveau de l’affaire Enron, celui qui a imaginé la fraude et qui a été l’image de Enron dans le monde des affaires n’est autre que Jeff Skilling, un ancien célèbre de HBS (avec Bush, ça doit être l’ancien dont on nous parle le moins dans l’école mais le plus en dehors de l’école ;-)). Il est connu pour avoir été un excellent élève durant sa scolarité a HBS, pour avoir été un Partner brillant chez McKinsey et pour avoir répondu lors de son entretien d’admission a HBS a la question « are you smart », « i am fucking smart ». La classe américaine.


Après la crise d’Enron et de Worldcom, en 2001, l’école s’est quand même un peu remise en question (on en est pas encore la aujourd’hui après l’énorme crise financière que nous vivons malheureusement) et a ajoute un cours obligatoire en première année, Leadership and Corporate Accountability. L’idée est d’apprendre aux étudiants comment ne pas aller en prison…
J’exagère un peu, la grande idée du cours, c’est de réussir a trouver un avantage compétitifs a la conjonction de l’éthique, de la loi et l’économie. C’est un concept un peu fumeux mais ici, on adore ce genre de beau graphique simple pour résumer des problèmes complexes…




Bref, tout ca pour dire que c’est un cours très intéressant car:
- Il pose de vrai questions telles que : faut il refuser se fournir auprès de fournisseurs faisant travailler des enfants même si c’est la seule façon pour ces familles de survivre, faut il continuer une activité économique dans un pays si cela permet a un régime totalitaire de se maintenir au pouvoir, quels sont les obligations d’une entreprise vis-à-vis de la communauté dans laquelle est a grandi.

- Il permet de voir les mécanismes qui ont entraînés les fraudes massives dans l’histoire du capitalisme américain. C’est aussi amusant de voir que souvent, les gens vont en prison non pas pour la fraude qu’ils ont commise mais parce qu’ils ont menti lors d’une audience devant le Congrès ou lors d’un témoignage devant un jury.

- Il permet enfin de voir ce que les autres étudiants pensent vraiment sur le rôle de l’entreprise dans la société et sur ce qu’ils sont prêts a faire au nom de leurs actionnaires. La conception que l’entreprise est uniquement la pour servir les intérêts de l’actionnaire est bien sur prédominante et choque souvent mon esprit français …

Pour conclure, nous avons une application très concrète de ce cours d’éthique : le cours de négociation. Lors de ce cours, on nous apprend les techniques de base pour appréhender et réussir une bonne négociation. Très vite apparaît le problème du bluff. Est-il légitime de mentir lors d’une négociation ? Et la, tout ce qu’on a appris en LCA vole en éclat et on nous propose les trois solutions suivantes, selon quel genre de businessman on veut devenir dans le futur :

- L’approche « Poker Game » : tout est permis aussi longtemps qu’on ne se met pas hors la loi. En gros, cela veut dire qu’on peut produire les pires mensonges, si cela ne constitue pas une fraude. Il y a fraude si un des négociateurs fait de façon volontaire, une fausse représentation matérielle (conséquente) d’un fait sur lequel la victime compte de façon réaliste pour prendre une décision…

- Honnêteté complète : dans cette approche, on nous propose de refuser le mensonge à tout prix. L’idée est de dévier les questions gênantes (genre avez-vous une offre concurrente pour la maison ?) de façon plus ou moins subtile pour éviter d’avoir a répondre par un mensonge.

- L’approche pragmatique : Dans cette approche, on préfère ne pas trop mentir pas pour des raisons idéologiques mais parce que cela peut avoir des conséquences sur notre réputation dans le business a long terme. Mais un petit mensonge de temps en temps ne peut pas faire de mal…

Et on nous dit, choisissez vous une éthique et tenez vous y…
On a ensuite de nombreux exercices de négociation entre étudiants de la même classe. Ce qui est amusant, c’est qu’on commence a bien se connaître et du coup, les meilleurs négociateurs ne sont pas les as du Private Equity ou les Banquiers d’affaires mais plutôt les gens discrets dont personnes ne se méfie. En effet, lorsqu’un banquier fait une offre, on se doute qu’il essaye de nous rouler et on se bat comme un diable pour avoir un bon deal. Quand une étudiante mignonne qui a fait de l’humanitaire pendant 2 ans ment avec le sourire, j’ai tendance a plonger direct ….

Et c’est la moral de mon post… Pour réussir dans les affaires, il faut réussir à convaincre ses partenaires qu’on ne cherche pas à les arnaquer. Et le plus simple pour réussir à les convaincre, c’est de ne pas essayer de les arnaquer…

Mais je ne suis pas persuadé que tout le monde dans ma classe soit arrivé a la même conclusion que moi ;-)

Rubrique culture

Des réseaux sociaux...

lundi 6 avril 2009

Un week-end à Farley


Et oui, après le Pérou, le vie triste et monotone d’HBS reprends son cours… dur dur, je suis de nouveau obligé d’aller grimper tous les week-end !

J’étais donc à Farley ce dimanche, avec Jonathan qui est décidément aussi énervé que moi, et les copains d’Harvard que vous connaissez maintenant. Nous craignions la pluie avant de partir mais nous avons eu… le soleil toute la journée ! Une très belle journée, qui s’est notamment déroulée sur le superbe bloc ci-dessus, « Speed of Life », bloc (très) haut d’environ 25 pieds, V10/7C+ bloc, c'est-à-dire dur. Il s’agit de faire de longs mouvements de jeté sur des réglettes dans un mur à 40 degrés, le tout de haut de plus en plus haut, sur des prises de plus en plus mauvaises, bref, un régal !

Je l’ai enchaîné encordé quasi du départ (merci Jonathan pour la parade !), il ne reste plus qu’à le refaire sans corde ! Mais attention, comme on dit ici, c’est un passage « mental », où le mieux est encore de ne surtout pas tomber…. On fera donc sûrement quelques images vidéo la prochaine fois pour l’ambiance, car c’est vraiment joli. Stay tuned !

Patrick, Suisse de son état, dans Bandwagon (5.12A/7A+)

Chris, Hollandais pour sa part, assure Mauricio (Italien).

Vous l'avez reconnu, dois je vraiment nommer Jonathan ?

Une photo où pour une fois,je ne tire pas la langue ! Speed of Life, V10/7C+ bloc

Une image amusante...

... qui nous fût présentée par Quentin ce matin en learning team, devant les yeux ébahis de nos amis Américains Kévin et Jay (qui a servi en Irak plusieurs années). Je me permets de l'afficher ici, car notre ami Kévin lui même en rit encore ! (je sais, c'est connu, mais quis'en lasse ?)

Après les photos... la vidéo !

Comme annoncé, voici les images vidéos. Ma caméra est un peu fatiguée, alors certaines séquences manquent, et le son parfois parfois fait des siennes, but you still get the whole picture, right ?

dimanche 5 avril 2009

Quelques images du pérou !

Retour du Pérou

Déjà une semaine… et j’ai l’impression d’avoir quitté Lima il y a une éternité ! 4 jours de trek, c’est un peu court je l’admets, mais c’est aussi mieux que rien, surtout quand on considère que nous étions fin mars, pas exactement les congés d’été ou les vacances de Noël… !

Le rythme de notre (court) voyage était donc évidemment haletant, pas vraiment le temps de glandouiller à droite et à gauche, mais c’est de toutes façons de cette manière que j’aime voyager, alors tant mieux. Cette fois, à défaut d’Axel, Guillaume et le désormais fameux Quentin (qui co-écrit ce blog à ses heurs perdues – rares en ce moment !) m’on accompagné et je n’ai pas été déçu, on s’est vraiment bien amusés ! Le trek n’était pas très dur en soi, mais les conditions éprouvantes, en raison des pluies incessantes qui nous ont humidifiés… en profondeur.  Une grosse cinquantaine de km, un col à 4,700 mètres d’altitude (une première à cette hauteur pour Quentin, belle performance), une centaine de partie de tarot et quelques bouquins plus tard, nous étions rassasiés ! Ou mis en jambe, c’est selon. En effet, c’est un peu frustrant de devoir quitter si vite l’univers du voyage que j’aime tant, revenir si vite à une vie certes passionnante -et pas non plus trop astreignante soyons honnêtes- et de nouveau consacrer la rupture entre le cadre magique de l’altitude et la vie de tous les jours… va falloir penser à repartir bientôt !

Comme d’habitude, la vidéo suivra, j’admets que j’ai un plaisir particulier à la monter cette fois, mes deux acolytes sont des sujets qui se prêtent tout à fait aux supports multimédias.

mardi 17 mars 2009

Un peu de finesse dans ce monde de brutes !


Jonathan s'échauffe

Une éternité que je n’ai pas parlé d’escalade sur ce blog, je poste donc quelques images réalisées ce week-end, notamment par mon ami Suisse Patrick. Un ciel bleu, des voies superbes, quasi personne à la falaise… Encore une de ces journées que l’on voudrait éternelle ! On a fait du à-vue jusqu’à 5.12C/7B+ (bien tonique d’ailleurs) puis un petit 5.13A (7C+) tonique lui aussi, un tas de superbes voies donc. Et des projets en perspectives ! Jonathan et pas loin d’enchaîner Techno Surfing et je rêve de retourner dans Urban Surfer, un 5.13A/D bien technique (7C+ à 8B, suivant où on s’arrête) quand j’aurais repris quelques forces…

Bon, je sais, les palabres « grimpesques » et autres cotations, noms de voies et récit de performances délirantes n’enchantent qu’une partie de mon lectorat, mais les image sont jolies quand même, non ?


Patrick, toujours de bonne humeur, enfin presque... !

Dans le premier crux de Urban Surfeur (ha oui, c'est moi là, et je suis censé coincer le genoux...)

Jonathan dans le crux de Techno Surfing

Patrick dans le crux de Techno Surfing

Dans le second crux d'urban surfer

Bouillon de culture

Comme je ne peux pas me permettre de laisser Quentin publier tous les posts culturels de ce blog, au risque de passer pour le sportif un peu basique du groupe, je me permets de transmettre moi-même cette fois ici l’enthousiasme qui nous a animé Quentin et moi (oui, nous partageons notre vie en ce moment, en quelques sortes  -mais Loeiz veille, of course, et Guillaume tiendra la chandelle au Pérou) lors du fabuleux concert du philarmonique de Boston, mené la semaine dernière par Benjamin Zander dont nous vous parlions la dernière fois.

Nous écoutions cette fois-ci Mahler, sa seconde symphonie, un chef d’œuvre ; puis ce qui est chouette, c’est que les 30 premières minutes de la représentation sont dédiées à une explication de l’œuvre, et comme nous sommes étudiants, nous avons tout le temps pour écouter les palabres de Benjamin ! On se cultive donc au passage et pendant qqls jours, on peut faire croire qu’on sait un tas de trucs. Mais comme la semaine dernière, c’était il y a longtemps, j’ai oublié tout le verbiage, désolé…  La scène en revanche, je m’en rappelle ; un tas de monde, car comme le disait Mahler, plus il y a d’instruments, plus on rit ! (Enfin, il ne le dit pas exactement comme ça, mais l’idée est là). Le son était extra, les chœurs touchant, le final décapant… Ou comment un peu d’émotion peut générer de la beauté dans un monde par trop rationalisé ! Et si le bonheur, c’était un état exaltant généré par l’afflux de sentiments et une évacuation forcées des éléments rationnels qui nous polluent l’esprit ? Je diverge certes, mais j’y pense…

Enfin, vivement Avril, où nous irons cette fois-ci écouter Rachmaninov, par l’orchestre philarmonique de Russie. Je sais, c’est décidément très dur d’être étudiant… Et dire que l’année s’achève dans deux mois seulement, too bad.