lundi 27 juillet 2009

A quand un test anti-dopage à l’Elysée ?

Alors que je déjeunais à la cantine de mon employeur de l'été (laboratoire pharmaceutique Français), trois personnes que je ne connaissais pas se sont assises à ma table – et on commencé leurs discussions sans trop faire attention à moi. Rien de confidentiel, évidemment, sinon ça ne serait pas sur ce blog, mais la conversation valait le coup :

« - Tu as vu pour l’accident de Sarkozy ?"

« - Ouais ouais…. »

« - Un malaise en faisant du jogging en plein milieu d’une journée de juillet a plus de chances d’être en relation avec une privation d’oxygène au niveau du coeur qu’un malaise vagal...Le surmenage en est un facteur mais pas une explication diagnostique… »

« - Ouais ouais… »

« - Moi, je crois qu’il est dopé, tu as vu tous les efforts qu’il fait ? »

« - C’est clair, il est forcément dopé ! Plus encore qu’Obama, tu as vu qu’il avait une petite baisse de forme cet an-ci , il ne tient pas le rythme ! Pas assez chargé je pense...»

Bref, venant de médecins, j’ai trouvé cette thèse crédible, et j’ai commencé à réfléchir. Alors que nos amis du tour de France n’hésitent pas à ingérer un prototype d’EPO de troisième génération encore en phase d’essais cliniques et dont l’autorisation de mise sur le marché est prévue pour 2011 au mieux (voir cet effrayant article du monde), doit-on s’offusquer que notre cher président un peu trop volontaire avale du cacheton pour garder la forme ?

Après tout, tant que ses efforts servent à faire avancer une France qui en a bien besoin, c’est tout bon. Ses projets actuels ? Sauver les retraites et la sécu –notamment-, on peut donc dire que ses efforts profitent à la société en général (ce n’est certes qu’une hypothèse à ce stade, mais le but n’est pas ici de polémiquer sur son action) – la fin est donc noble. Bon, je ne rentrerais pas dans le débat selon lequel celui qui mouline le plus n'est pas nécessairemen le meilleur grimpeur, car ce n'est pas l'objet de ce poste, mais... bref.

En revanche, si pour sa part, Contador se charge à mort, ce n’est que pour gagner un piètre maillot Jaune qu’il n’est même pas certain de conserver, et qui ne fait progresser ni la société Française, ni l’intérêt général. Nous sommes donc d’accord : oui au dopage pour Sarko, non pour Astana car… la fin justifie les moyens ... n’est-ce-pas ?

Moi, je vote donc pour des contrôles anti-dopage à l’Elysée. D’ailleurs, peut-on faire confiance à un président qui porte une montre style Festina lorsqu’il fait du vélo ?

jeudi 23 juillet 2009

Polémique sur le toit du monde : la mort de Go-mi-sun



La nouvelle suivante a fait les headlines du milieu himalayen la semaine dernière : la Coréenne Go-mi-sun, 41 ans, s’est tuée sur les pentes du Nanga Parbat (8,125 mètres) au Pakistan, alors qu’elle rejoignait le camp 2, après avoir atteint le sommet. Cette « affaire » ne manque pas de faire repartir les polémiques classiques que l’on retrouve désormais systématiquement après chaque ascension d’un des 14 sommets de plus de 8,000 mètres.

Qui sera la première ?

Les 14 sommets de plus de 8,000 mètres ont été gravis par une vingtaine de grimpeurs, et est un challenge des plus convoités, une sorte de Graale accessible à une extrême minorité (jusqu’à très récemment, le nombre de grimpeurs concernés se comptait sur les doigts -gelés ou non- d’une seule main).

C’est le « king » Reinhlod Messner qui boucla la collection pour la première fois en 1986, avec l’ascension du Lhotse. 16 ans ont été nécessaires au plus grand alpiniste de l’Histoire pour réaliser son périple, dans un style remarquable (avec notamment la première ascension de l’Everest sans oxygène, en 1978, considérée à cette époque comme physiologiquement impossible) qui contraste avec certains des « collectionneurs » plus modernes (avec Oxygène, cordes fixes et porteurs d’altitude).

Mais à ce jour, aucune femme n’a encore gravi les fameux 14, et la compétition fait rage.

Nives Meroi, l’Italienne, en a gravi 11 depuis 1998, et doit conclure la série avec l’Annapurna, le Kangchenjunga et le Makalu, délicats, d’autant plus que Nives a une éthique stricte (pas d’oxygène, pas de porteurs d’altitude et un minimum de cordes fixes).

La Coréenne Eun Sun Oh en est à 12 (avec le Nanga Parbat il y a tout juste quelques jours, après avoir croisé Go-mi-sun à la descente) alors que Go-mi-sun gravissait quant à elle son 11ème 8,000 et envisageait de conclure la série en enchaînant les deux Gasherbrum cet été, puis l’Annapurna au printemps.

Une véritable course contre le temps était donc lancée entre les deux Coréennes, qui n’est pas sans rappeler le décès de Benoît Chamoux au Kangchenjunga en 1995, alors qu’il courait contre le Suisse Loretan pour être le troisième homme à gravir les 14 sommets. Les deux hommes se sont croisés une dernière fois vers 7,500 mètres d’altitude, Loretan descendant de son 14èmesommet, alors que Chamoux filait vers son destin…

Dans les eux cas, beaucoup reprochent aux sponsors d’avoir favorisé cette course mortelle, je pense pour ma part qu’il s’agit essentiellement d’une question d’ego et de volonté– tous les himalayistes cités dans ce post étant des battants de première catégorie.

De l’utilisation des cordes fixes sur les 8,000

L’autre débat concerne l’utilisation des cordes fixes sur les 8,000, désormais monnaie courante, et qui rend ces montagnes moins inaccessibles - mais qui sont aussi une source de dangers. En effet, entre les UVs et la puissance du vent, les cordes mises en places pour traverser les passages les plus relevés (et parfois abusivement placé TOUT au long de la voie, dans le style Coréen ou Japonais par exemple) sont mises à mal et tiennent rarement plus d’une saison. D’où les questions suivantes, récurrentes : Qui fournit les cordes neuves et le matériel d’équipement ? Qui se charge les remplacer? Peut-on faire confiance aux cordes installées, et est-ce éthiquement acceptable de les utiliser ?

Une nouvelle question est apparue cet été : peut-on substituer à une corde neuve installée dans un passage « facile » une corde usée issue d’un passage proche plus « difficile »? Ainsi, au Nanga Parbat, une corde neuve avait été installée au dessus du camp 2 dans le passage ou Mi-sun-go est tombée mais elle avait été enlevée pour remplacer une corde défaillante dans le haut de la voie.

Les accidents sur les cordes fixes sont courants : l’été dernier, notre ami Paulo Texeira a chuté à 7,400 mètres d’altitude sous le sommet du Gashebrum II en brisant une vieille corde, sans mal heureusement puisqu’il a pu attraper une autre corde au vol…

Je pourrais parler des heures de la question des cordes fixes en montagne, sujet autour duquel l’hypocrisie est maximale. Par exemple, des guide emmènent des clients débutants sur des 8,000 et se servent très largement des cordes en place, sans pour autant en amener un seul mètre – et se permettent même après coup de critiquer l’installation « abusive » de ces artefacts. Tous comme les experts « modernes » des 8,000 qui critiquent ces cordes, mais sont heureux de les utilise. En général, ce sont les asiatiques (ou les expés occidentales à l’Everest) qui ont le plus de moyens (grosses expéditions, dont le but est d’arriver au sommet coûte que coûte) et qui font installer les cordes par des porteurs d’altitude – tombant souvent dans l’excès inverse, consistant à installer des kilomètres de corde sur la montagne…

Bref, le sujet est ouvert, et loin d’être refermé !

La question de la légitimité – de l’importance du style

La dernière question, non posée dans les médias –par respect pour la victime ?- concerne l’expérience de Mi-sun-go et sa légitimité. La première femme à avoir gravi les 14 sera-t-elle une alpiniste chevronnée ou un « super client » des agences organisant les expeiditons à grand renforts de moyen « artificiels » ?
Go-mi-sun est admirée par les médias pour la rapidité à laquelle elle a enchaîné tous ses sommets, puisqu’elle a fait son premier sommet, le Cho Oyu, en…. 2006, il y a juste trois ans ! Gravir 11 sommets de cette dimension aussi vite est non seulement inédit, mais demande aussi de s’impliquer totalement dans l’himalayisme, en optimisant sans vergogne tous les moyens existants, sans préoccupation éthique en termes de style.

Incroyable mais vrai, Axel et moi étions avec elle au sommet du Cho Oyu, son premier 8,000, le 1er Octobre 2006, et nous avons pu « sympathiser » au camp de base puis dans les bistrots de Katmandou (sic). Ce premier sommet, elle l’a fait avec un sherpa pour elle toute seule, et toutes les bouteilles d’oxygènes nécessaires, portées par cc même sherpa. Pas tout à fait du Messner… Je n’ai pas de détails sur ses autres réalisations, mais je sais que pour ses sommets 2009 (Makalu, Kangchenjunga, Nanga Parbat et les deux Gasherbrum prévus), des sherpas étaient envoyés en avance pour fixer les cordes le long de la voie, faire la trace et porter son oxygène pour lui faciliter l’ascension au maximum. La mascarade générale, en somme…

Conclusion

C’est un drame de perdre une alpiniste passionnée et très sympathique. C’est aussi une catastrophe de constater que l’himalayisme au-dessus de 8,000 mètres prend une fâcheuse direction. Dixit Joao Garcia (13 sommets de 8,000 mètres à son actif), qui était au sommet du Nanga Parbat avec Go-mi-sun :

"I am getting sick and tired of this 'high-altitude tourism' - I can’t wait to get done with this 14x8000er project; and to begin different, less crowded expeditions"

Heureusement, l’Himalaya de manière générale peut encore être pratiqué avec des valeurs d’aventure, de dépassement de soi et d’altruisme – laissons impressionner par les grimpeurs authentiques (Jean Troillet, C. Trommsdorff et ses copains etc…), qui ne sont pas nécessairement les collectionneurs les plus assidus !

lundi 6 juillet 2009

Quelques nouvelles

Après quelques semaines après mon départ de Boston, je reprends la plumes quelques instants, du haut du 13ème étage du building qui domine le quai de la Râpée, chez sanofi Aventis où je fais mon stage. Tout se passe pour le mieux, la France est belle et… ne change pas, c’est certain ! Comme ça, on n’est jamais vraiment perdu…

Je profite d’un article sur HBS paru dans le monde ce week-end, pas trop mal écrit mais franchement orienté, pour reprendre la plume. Plus précisément, j’ai regardé les commentaires formulés par les abonnées, fidèles au niveau habituel de ce genre de prestations spontanées (vive le web participatif qui permet de générer du contenu de qualité ! Ca me rappelle les « désirs d’avenir », véritable think tank qui heureusement a eu autant de succès que son initiatrice…). Franchement, c’est à mourir de rire – je vous laisse apprécier les meilleures prestations.


On commence soft avec CLEM, qui pense avoir trouvé une corrélation, une causalité même, extrêmement pertinente :

« C'est bizarre, la plupart des "anciens" d'HBS sont les dirigeants d'entreprise à la base de la crise. » Quel génie !

BERNARD lui, est plus pragmatique. Eclairé, surtout, c’est un insider : « Mon fils ayant préféré le MIT à HBS, je me sens plus à l'aise... Je n'ai jamais voulu recruter de dirigeants issus d'HBS (…) parce que j'ai bien compris depuis plusieurs années que les hypothèses sur lesquelles reposent leurs techniques sont bidons (…) ». Quel génie la aussi ! Le père avait prédit la crise, et le fils a su faire un choix véritablement alternatif et original. Chapeau !

Pour STRUENCE, il faut du tangible, du concret: « La "business school", façon LSE ou HEC ne vaudra jamais un chercheur, un ingénieur venu des sciences dures ou un normalien ».

Quand à MP, il est un poil plus radical : « Je ne vois qu'une seule solution raisonnable: supprimer le département de finance d'Harvard. ». Dire que c’est Bob Merton, co-inventeur de la formule de Black & Scholes (and Merton !), prix Nobel, qui dirige cette unité… Je suis d’accord avec MP donc, et je pense que par souci d’égalitarisme, il faudrait même supprimer toute forme d’intellectualité, de manière générale. Les plus belles années Mao, en somme.

Enfin, PD est pour sa part capable de prendre du recul, et vise juste : « Excellent article qui pourrait être complété par un autre sur les "grandes" dixit Le Figaro" ecoles de commerce françaises", payantes. Leur nombre s'est multiplié au fur et à mesure de l'augmentation de notre déficit commercial (…) Il est plus facile après de "faire dans la finance", ou des mega benefs en vendant des fringues chinoises, que de s'investir dans l'économie réelle française ! ».


Vous imaginez mieux désormais à quel point j’ai hâte de rentrer dans la vie professionnelle ! Cela dit, mieux vaut comprendre la critique que l’ignorer. Mais en ce qui concerne la frustration de certain…je suis moins tolérant.

dimanche 17 mai 2009

Dernière session de la saison à Rumney !

Et oui, plus que trois jours d’examens, et les vacances commencent. C’est presque triste, car ça signifie que mes aventures en New Hampshire vont s’arrêter pour les trois mois qui viennent. Bon, il va quand même falloir que je fasse un stage cet été, donc la notion de vacances est toute relative !

Nous étions avec Franck du côté de Monster from the id, un secteur raide de la falaise avec des voies courtes et exigeantes.  Bien mon style donc, ce qui m’a permis d’enchaîner « Freeding Frenzy », un 5.13d soit 8b sur le vieux continent en quelques essais. Bon, ça fait 10 mètres de haut, et ça se rapproche plus d’un problème de bloc qu’une longue voie du Tarn (!), mais c’est toujours agréable de faire des voies punchy! Franck quant à lui a conclut la saison en faisant Butt Bongo en toute fin de séance, un 13a/7c+ exigeant – une bonne journée donc.

Mémorable par ailleurs, la soirée d’hier qui nous a vu errer dans le Boston branché jusque tard dans la nuit, avec nos fringues de grimpeurs et notre look un peu ahuri. Anecdote à une heure du matin : à l’entrée d’un bar bien trop guindé, Franck s’approche du vigil (genre le grand mec baraque, avec les cheveux rasés et l’uniforme de cuir moulant) et lui lance avec un grand sourire :

« I don’t understand… what’s your job exactly ? » (accent Hollandais pronouncé)

“My job is… to be mean”.

C’est  ce qu’on appelle ici la self-awareness!

Ci-joint une vidéo de la voie choppée sur youtube (pas de photo cette fois malheureusement)


jeudi 14 mai 2009

Où est Charlie ?

Et oui, c’est déjà la fin, de l’année ! Encore plus tôt qu’en France, incroyable n’est-ce pas ? C’est vrai que quand on paye les cours de sa poche (ou de celle de son employeur), on est nettement plus sensible au nombre d’heures refourguées par l’institution. Ici, ça coût de l’ordre de 170$ le cours – une bonne raison pour lire ses cas à l’avance. Pas donné le diplôme, un peu comme à l’université de Nice en somme (j’ai lemonde.fr sur mon iphone en clase, pratique pour suivre l’actualité discrètement)….Des « cas », on en a fait plus de 300 – dont un mentionnant le décès d’un Sâdhu indien au Thorung La, col Népalais que Philipe passa sous la neige, suivi de son neveu (moi)… 30 ans après ! Seulement l’un d’être eux nous a permis de traiter le « problème » syndical comme on dit ici, j’espère avoir l’occasion d’y revenir… l’année prochaine !

Bref, je vous présente donc ma photo de classe de l’année. Notons que ce n’est pas la version officielle à 80$ (que je n’ai pas encore eu le temps de faire copier avec mon appareil numérique, mais c’est en cours) pour « élève portefeuille ambulant » mais le travail photographique d’Amar, un Indien de ma classe, sympa et intelligent -une très bonne représentation de la « menace Indienne », où les Indiens qui d’ici peu écraseront les occidentaux (heureusement, ils sont non violents).

Où est charlie ? Hint : sur la gauche (quasiment  un « political statement » en somme !)

mardi 12 mai 2009

HBS: the jungle

Et oui, la fin de l’année approche, et il est temps de choisir nos cours de deuxième année ! Car si on ne choisit pas en première année (Required Curriculum), on doit sélectionner une quarantaine de cours parmi plus d’une centaine de possibilités en seconde année (Elective Curriculum)-dont 10 nous seront finalement accordés. 

On s’en doute, c’est un process léger vraiment très amusant: se coltiner la lecture des descriptifs de chacun des cours, discuter avec un maximum de gens qui ne sont évidemment jamais d’accord pour avoir si les profs sont bons ou mauvais (oui, il y a une collection de mauvais profs ici, aussi incroyable que cela puisse paraître), et enfin, saisir son choix dans une interface à s’arracher les cheveux puis… prier pour que la loterie magique nous concocte l’emploi du temps idéal. Le rêve, non ? 

Pour s’orienter dans cette jungle insaisissable, plusieurs moyens : passer des heures à discuter autour de soi avec les Français de deuxième années – en vacances depuis la semaine dernière-, assister (ou non…) aux conférences de présentation des cours et surtout… visiter le site d’HBS qui présente l’algorithme d’attribution des cours-  et oui, chaque détail compte ! 

Mais mon moyen préféré, et de loin, c’est de visiter le site du journal des élèves, « The Harbus », canard illisible au demeurant mais dont l’étude annuelle d’évaluation des professeurs par les élèves qui ont suivi leurs cours est des plus intéressantes (rien d’officiel dans ce classement évidemment – ce qui le rend d’ailleurs croustillant). 

Les premiers commentaires que j’ai pu lire sur les profs, cependant, étaient décevants, consensuels et tellement positifs… à l’Américaine en sorte: 

“ Youngme is an amazing professor and keeps classes interesting and personal. You feel like you're in a separate world when you're in her class” 

“De Tella is an awesome and funny (…) it's a must!” 

Heureusement, ça se déride un peu par la suite: 

“XX is just so funny and he is also a good teacher, daily entertainment guaranteed!!” 

“Cases are long but if you like this kind of classes where you can basically say whatever you want, this is great fun” 

Puis ça devient franchement marrant… 

“NOT a good 8:30 class, so boring”

“.. she can’t run a case discussion, she talks all the time...”

“Really easy course, but also really boring”

“PROF X IS A POMPOUS, IDIOTIC MAN WHO KNOWS NOTHING, I could not wait for the class to end” 

Voire… hilarant! 

“Painful…” 

“George is very dry. Classroom discussions were immensely boring.” 

“Worst class I've taken at HBS. Don't do it. The Professor is TERRIBLE & spends most of her time promoting herself and pandering to her guests. Learnings non-existent.”  

Et ma préférée, pour finir: 

“ Mostly it's just a mutually sycophantic spectacle… This is a total waste of time. Discussions are fluffy and people just say crazy stuff that makes no sense.” 

J’imagine que l’enjeu de choix des professeurs est un peu plus clair désormais, non ?

mardi 5 mai 2009

Wine Flu...


... après la « Swine Flu » -en Anglais-, une nouvelle version de la grippe porcine touche le campus d'HBS ! Mais Quentin a une excuse: ce mail fût envoyé le 4 mai, lors de la célébration de mon anniversaire, hier soir donc. Soirée mémorable, merci encore à Loeiz d'avoir tout organisé de main de maître... C’était autrement mieux mon dernier anniversaire, que j’ai eu la chance de passer à Riyad, au cœur de l’Arabie Saoudite - pas tout à fait Acapulco… 

Sinon, une nouvelle anecdote marrante sur la vie en groupe aux Etats-Unis: si vos voisins font du bruit, surtout ne vous dérangez pas pour aller gentiment leur demander de baisser le son, appelez plutôt les flics. Ainsi, à 23 heures tout juste, deux bonhommes –visiblement de la police !- sont venus nous demander de ralentir le flot des basses avec un tact tout Américain… Certes, nous étions un poil bruyant, mais tout cela aurait pu se régler un peu plus simplement, non ?

Prédator - suite et fin !


Après avoir enchainé Prédator, petit vol plaisir au dessus du décor sublime du secteur. Une voie dont je me rappellerai, pour sûr !


Nous sommes déjà mardi mais je me dois de faire un retour sur ce beau week-end, durant lequel Franck, Hannah, Patrick et moi avons enchaîné un tas de projets à Rumney. Ci joint les images !



dimanche 3 mai 2009

Tu me prêtes ta Porsche ?

La semaine dernière, j’étais à un dîner avec pleins d’étudiants d’HBS que je ne connaissais pas – une fois n’est pas coutume… Vers 22 heures, j’en avais un peu ras le bol, évidemment. Je regarde autour de moi, et me rend compte que David, mon voisin, semble lui aussi fermement s’ennuyer, nettement moins néanmoins que sa copine, juste à côté… Flairant le filon, je lui demande si, par hasard, il  ne rentrerait pas lui aussi de manière anticipée.

« Oui, je pense que je vais y aller moi aussi, on s’ennuit ferme ici » me dit-il

« Super ! Tu as une voiture ? Tu rentres sur le campus», je lui lance, espérant éviter les 15$ de taxi réglementaires

« Oui ! »

« … et… tu pourrais m’emmener ? »

« Et bien… je voudrais bien, mais c’est une Porsche… »

«Sympa !... Il y a un problème ? »

« Ben ouais, j’ai que deux places, c'est le modèle Boxter, tu comprends… »

Du coup, je suis rentré en taxi. Nous vivons dans un monde formidable, non ?

La Charity auction

Il faut que je vous raconte le dernier événement en vogue a HBS. La charity auction.

Le concept est apparemment assez répandu aux États-Unis pour collecter des fonds pour des associations. Chacun des participants met eux enchères un bien ou un service et le but est de vendre l’ensemble a l’assemble. Quelques exemples : une semaine dans la résidence secondaire familiale, un dîner avec un professeur, un objet insolite ou des modèles financiers sous Excel…

Il s’agit donc d’une grande opération de marketing pendant laquelle le prétexte des associations caritatives permet de contraindre des gens à payer des sommes ridicules pour des choses futiles. On utilise la pression du groupe et le désir de chacun de montrer qu’il a de l’argent. C’est assez choquant pour des européens mais c’est ici complètement accepte. Quelques exemples : la semaine au Mexique dans une villa au bord de l’eau est partie pour $ 5,000, mon dîner français pour $ 400 ou encore un dîner avec un professeur pour $ 1,000. C’est incroyable.

Le top, c'est la mise au enchère d'un French kiss qui est parti pour $150...

Les américains sont incroyables !!!

Comme vous vous en souvenez sûrement, j’étais en février à la Mecque de l’escalade de bloc aux Etats –Unis, Hueco Tanks. Perdu au fin fond du Texas, et à une heure au sud de la ville d’El Paso, ville frontière s’il en est, Hueco est un parc naturel, site anciennement habité par des Indiens. Bref, j’avais passé deux jours là-bas avec 3 amis de Boston (ceux avec qui je fais du bloc, pas mes amis d’Havard avec qui je fais des voies, nuance !) – Jérôme, AJ et Todd. Nous avons aussi de superbes images du désert mais je n’ai pas encore eu le temps de les monter.

J’ai tout de même pris le temps cette semaine d’avancer sur le « teaser » suivant : il s’agit de notre enchaînement de Ministry of Truth, un bloc très physique, où il vaut mieux aimer les réglettes…  la suite, avec des images du site et des cactus, dans quelques jours! 

vendredi 1 mai 2009

Tomber la main dans le bac !


… C’est ce qui m’est arrivé samedi dernier dans « Predator », un 8A sublime de Rumney.

Après avoir raté le flash, je suis reparti dans la voie, proue magnifique qui s’étend en deuxième longueur au secteur « Orange Crush ». Cette longue voie est assez psychologique, car il y a du gaz et quelques dégaines à sauter (trois dans mon cas) pour ne pas se cramer trop en mousquetonnant toutes les 30 secondes. Ambiance !

J’aime cette pression qui s’installe juste avant l’essai, avant de partir pour dix minutes de grimpe concentré uniquement sur la réussite de la voie. Je quitte le relais. Premier passage ; ne pas trop serrer les prises et s’économiser. Laisser couler les mouvements. Repos rapide, puis c’est l’entrée du devers à 45 degrés, et tout de suite le premier crux. Forcer ce qu’il faut, croiser, puis la réglette main droite, puis je saute la paire, monte le pied, saisi un plat main gauche. Respirer, se détendre, ne pas trop serrer les prises ! Cette partie se déroule sur le milieu de la proue, et je ne vois déjà plus mon assureur. J’entends des bruits qui montent, mêlés aux  cris des grimpeurs qui m’encouragent. Je me détends sur ces deux prises moyennes, clippe une dégaine, respire de plus en plus fort. Je sens l’acide lactique qui envahi mes veines, mes doigts sont déjà moins forts. Je m’engage dans le crux du haut, qui commence par un jeté aléatoire, où il ne faut surtout pas réfléchir, simplement écouter son intuition.  La prise d’arrivée est bonne mais éloignée, et la position de départ inconfortable. Je me lance, saisi le bac main droite, c’est fait ! En revanche, ça y est, je suis cuit, alors qu’il me reste encore quatre mouvements  délicats à négocier. Ma partie préférée : tout se joue dans ces derniers instants, où il ne faut pas douter, tout donner. C’est en général là où je m’exprime le mieux sur le rocher; quand il faut aller au delà de l’épuisement temporaire du corps et forcer, forcer encore, juste encore un peu plus…  Je suis cuit, je monte mon talon, je hurle, je remonte main droite, puis main gauche.

Le haut de la voie est assez technique avec un crochet de talon en sensation mal pratique, puis il faut se saisir d’un énorme bac pour clipper la chaîne – sans quoi, la voie n’est pas enchaînée. Mon bras droit est vide, je respire fort, je jette main droite. Ma main atterrie juste dans ce fameux bac, ultime, c’est bon ! Mais…

… impossible de serre ce trou – bien que ce soir la meilleure prise de toute la voie. Mon bras s’ouvre. Apesanteur, je suis léger, je vole. Pas de vertige, juste l’attente. Une, deux secondes… puis un léger choc à la taille, la corde me retient enfin. Encore un peu de mou et en un clin d’œil, je suis à côté de mon assureur… Mince alors, je viens de tomber au denier mouvement de la voie !

Je suis certes un peu frustré - c’est rare et toujours rageant d’échouer si près du but. Fini pour aujourd’hui, je ne récupérerai pas, même en me reposant une heure entière.

Cela dit, je me suis battu jusqu’au bout, complètement concentré sur mon escalade l’espace de cette montée. Rien d’autre en tête que des sensations de grimpe qui s’écoulent agréablement. Je suis heureux, car cette voie est magnifique ! Si je l’avais faite aujourd’hui, je n’y serai jamais retourné. Au lieu de ça, j’y ai pensé cette semaine dans mes moments d’absence, j’ai en tête tous les mouvements et j’ai en moi ce sentiment de grimpe qui s’écoule doucement. Heureux donc, d’y retourner dès demain, en tâchant cette fois de serrer cette dernière maudite prise !

jeudi 30 avril 2009

Démenti

Et oui, après l'annonce de l'arrivée de l'épidémie sur nos luxueux campus, en grand pompe, voici déjà les premiers démentis:

"...But there have been no confirmed cases of swine flu among the MIT student population (...) MIT has seen one confirmed case of Influenza A–a general species of the flu virus whose many variants include the standard “human flu” as well as the “H1N1 virus” known as swine flu–but it was unlikely that the person diagnosed had contracted swine flu.

Thus far, the only two cases of swine flu confirmed in Massachusetts remain those contracted by two boys in Lowell, Mass. who are currently recovering from the illness after a recent trip to Mexico, The Boston Globe reported yesterday."

On nous avait pourtant bien prévenu, il y a 6 mois, de nous vacciner contre la grippe !


"A MIT Chinese student's roommate was diagnosed with swine flu yesterday and they're basically in quarantine to prevent the spread of it.  They go to MIT but live off campus in Boston so that means there are definite cases going around the area. Please be super careful now with washing your hands, any silveware, any kitchenware; don't share food or drinks with anyone. Just always be careful and think about your health before doing anything, especially since the semester is almost over and finals are coming. 

Be safe, be clean, be cautious!"

Et voila, la grippe porcine arrive dans nos contrées ! Je ne sais pas si l'étudiant suivant s'est amouraché du porc photographié ci-dessus, mais ce qui est certain, c'est qu'il est malheureusement au fond de son lit. Bon, d'ici à envoyer ce mail aux dizaines de milliers d'étudiants d'Harvard et MIT... Précaution ou "overreaction" ? L'histoire nous le dira (j'ai mon avis sur la question néanmoins).

mercredi 29 avril 2009

Avoir un rhume en temps de grippe porcine...

Et oui, depuis près de 10 jours maintenant, j’ai une petite crève pas bien grave mais bien gênante car… nos amis Américains sont sensibles aux conséquences potentielles de la « Swine flu » ! 

Ainsi, nous avons tout juste reçu ce message des services de santé d’Harvard :

To avoid contracting illness, HUHS advises all members of the Harvard community to: 

i) Practice good hygiene (…)

ii) Cover your nose and mouth when you cough. Use and dispose of tissues or cough/sneeze into the crook in your elbow.

iii) Avoid close contact with sick people. 

Disons qu’à cause de ii) et iii), et malgré l’attention que je porte à ne pas transmettre à outrance mes microbes, j’ai le sentiment profond d’être un pestiféré. Tout ça pour un petit rhume de rien du tout... Faut vraiment être parano, non ? Heureusement, je ne suis pas le seul à être malade ces jours-ci !