lundi 8 février 2010

Moi aussi, je finance la guerre en Irak !

... ainsi que le renflouement d'AIG, le plan TARP et le salaire d'Obama... Enfin en partie, car avec mes 6,90$ de taxes pour 2009, je ne suis qu'une goutte d'eau dans la mer des finances Américaines.

Etre étudiant, c'est tout de même satisfaisant d'un point de vue fiscal... C'est en sorte une (bonne) raison de plus de faire un MBA !

lundi 1 février 2010

Encore quelques photos...


Et oui, j'alterne ! Après les cours, l'escalade....

Je fais un post de grimpe encore plus court que d'habitude, sachez simplement que ces images ont été prises ce week-end par -8°C -ce qui me vaut d'ailleurs une crève carabinée- la journée était superbe et je ne regrette rien (tant que j'ai mes deux poumons intacts...).







La vérité n’existe pas ?

Image courtesy of FlyingCam, a Chalair pilot, part-time in-cockpit photograph. Fly Chalair...!

Ou alors, elle est ailleurs... Je viens en effet d’assister à deux cours intéressants, pendant lesquels les professeurs, pour une fois pas simples animateurs-de-la-discussion-entre-élèves-qui-n’y-connaissent-rien mais véritables « thought leaders », ont exposé leurs idées sur « la fin de la vérité » -du moins, c’est comme ça que je le comprends. Pour une fois qu’on nous encourage à utiliser notre esprit critique dans cette école, je me régale !

Le cours de finance comportementale, pour commencer ; ou comment les modèles mathématiques et autres théories financières, rationnellement fonctionnels, n’expliquent que partiellement et avec une certaine médiocrité les  évolutions de la bourse et, plus généralement, de l'économie. Nous apprenons ainsi qu’il faut prendre en compte les biais psychologiques des acteurs financiers pour avoir une perspective plus fiable de la réalité boursière. Par exemple, l’effet « momentum » fait que les investisseurs ont tendance à suivre à la hausse les stocks qui montent ; ou l’effet « recency », qui fait que ces derniers ont tendance à se focaliser sur les toutes dernières nouvelles sorties, au lieu des « fondamentals » du stock… Tout cela parait évident, mais présenté agrémenté de quelques chiffres, ça fait réfléchir. Ainsi, un rapide sondage montre que 87% des élèves de la classe sont prêts à traverser la ville pour payer 39$ au lieu des 59$ affiché dans leur magasin pour un produit X, soit 15 minutes de marche pour économiser 20$. Mais seuls 50% (NB : dont moi, on ne se refait pas. Chez les Grenier-Poitevin, j’anticipe sans aucun doute un chiffre à 100% -mais ce serait l'objet d'une autre étude, plus complexe encore) des élèves se déplaceraient pour payer leur écran plat 1,479$ au lieu de 1,499$. Dans le second cas comme dans le premier, le déplacement est valorisé à 80$ de l’heure… et pourtant, les réactions engendrées sont fort différentes. Certes, on peut toujours expliquer ce phénomène rationnellement (e.g, l’écran plat, c’est un achat fait une fois tous les dix ans, alors que le truc cheap, c’est 10 fois par semaine, donc ça vaut le coup de faire un effort sur le truc cheap -logique discutable cependant à mon humble avis) mais la conclusion, c’est que nous ne nous comportons pas de manière rationnelle (20$, c’est 20$ dans les deux cas, non ?). Génial ! Je viens de prouver que l’être humain n’est pas rationnel, et oui, ça vaut le coup de lire ce blog ... Il y a heureusement un second take-away : en analysant (rationnellement) cette irrationalité, on peut s’enrichir (c'est le genre de conclusion très appréciée à HBS)! Amusant d’ailleurs, ces idées existent depuis les années 1980 –et donc bien avant la crise- et gagnent de plus en plus de terrain, la crise ayant justement rendu les investisseurs plus irrationnels encore… Bon, incroyable mais vrai, j’ai finalement swapé ce cours (essentiellement parce que les élèves de cette section étaient imbuvables, banquiers en herbe trop arrogants pour moi – la finance rassemblerait-elle certains types de caractères? Loeiz a gardé ce cours pourtant, je ne peux donc pas le croire…) pour un cours d’entreprenariat, j’espère que j’ai bien fait ! Et oui, on a droit à 5 cours par semestre, pas 6, il faut donc rationaliser le portefeuille…

Ce matin enfin, nous avons passé 80 minutes (pendant mon cours sur les effets des disruptions technologiques sur les Business Models des incumbents, un peu intello comme truc mais bien marrant) à analyser les éléments constitutifs d’une théorie, par opposition au simple framework dont l’enseignement d’HBS est si dépendant-rien de neuf en soi, mais c’était amusant de défoncer un article pour cause de manque de rigueur méthodologique, alors que ce même article est paru dans Harvard Business Review et… fut adulé par nous même élèves pendant 80 minutes dans un cours du semestre précédent – avec un autre prof. évidemment !

Bref, tout se passe bien de ce côté-ci de la rivière (NdT: la Business School est séparé de l’Harvard University par la Charles river), je vous confirme donc, si vous ne le saviez pas déjà, que le monde est irrationnel… et que certains cours ce semestre devraient être des plus distrayants !

vendredi 29 janvier 2010

Hiver Bostonien

Ici, c’est l’hiver, c’est certain. Il neige, il pleut, il gèle… enfin il neige surtout. Ici, comme me disait la patronne de la healthcare initiative la semaine dernière, « you’d better like winter sports… ». Certes.
Mais la météo nous donne quelques merveilleuses journées de ciel bleu, glacées, ces journées idéales pour faire de la cascade de glace, ou du bloc au dessus des étangs gelés de Providence ! Je fais un post assez court car je sais que mes aventures d’escalade n’intéressent à peu près que moi, et éventuellement Nico et Nell’, c’est à peu près tout – mais ces photos, elles ne donnent pas envie de s’y mettre pour de bon? Promis, après ce post météo, je ferai un post cuisine, il n’y a pas de petits sujets !

Cascade de Glace du côté du lace Placid, Upstate New York. Remarquons que j'ai réussi à ne pas casse le fin cigare sur lequel je m'escrime...

Dieu existe,il est partout dans la nature !

Un pote, mais je ne sais plus qui...


Jérôme en pleine aciotn à Lincoln Woods

Dans Barbed Wire, un V9/7C retord, que Jérôme a dû boien faire 100 fois ces 5 dernières années... Pour ma part, je l'ai fait une fois en tout est pour tout, et cela me suffit bien !


Showing off dans un bloc pas si difficile... Remarquons le lac gelé dans le fond


Jérôme dans un autre V9

Meghan dans un joli bloc en fin de journée

jeudi 21 janvier 2010

Du networking aux Etats-Unis






Me voila de retour à ma plume, après une quinzaine bien animée : un « intenssive seminar » (comprendre ; deux heures de cours par jour…) sur l’échec puis une « immersion experience », plus intense en revanche, dans le milieu des biotechs et des fonds de capital risque de Boston m’ont en fait bien occupé.

Honnêtement, c’était vraiment passionnant, un de mes meilleurs moments à HBS. Nous avons ainsi visité 6 boîtes de life science, qui comme Urogene n’ont pas de produits mais beaucoup de promesses,  plus trop d’argent mais l’espoir de changer le monde, un CEO super expérimenté et une équipe qui se compte souvent sur les doigts d’une main… et surtout beaucoup d’énergie, de passion et de foi dans la vision de l’entreprise et ce qui se fait de mieux en science aujourd’hui. Statistiquement, 5 de ces 6 boîtes devraient faire faillite dans les deux ans, mais c’est le prix à payer pour soigner le cancer !

Plus distrayantes ont été nos discussions sur le networking à l’Américaine avec les managers rencontrés. Pour Cara, en charge de l’initiative healthcare a HBS, « you should send an email to one personn you haven’t talk too for a long time every Friday, that’s important » ; pourquoi pas, meme si l’aspect systématique du procédé me derange un peu… Graham, pour sa part, “spent 18  months at HBS having breakfast, lunch and dinner with people he wanted to network with”. Mike, enfin, affirme que “you should never, ever, have lunch alone. Invinte people to meet at your table!”. Mais le plus fort de tous, c’est quand même Josh: “My goal is to meet a new person, someone I have never talked to, every single day”…


Je ne sais pas ce qu’ils ont tous à être si quantitatifs dans leurs relations humaines, mais pour ma part, je suis incapable de faire de tels efforts… ça doit être mon côté introverti, ou paresseux, parce que moi, ça me fatigue franchement de papillonner pour rencontrer des tas de gens. Il paraît cependant que « networker », c’est une des deux premières raisons pour laquelle les étudiants vont à HBS (je ne me rappelle plus trop de la première en revanche… l’escalade ?).

Cessons d’être cyniques cependant, et embrassons le mode de vie de la population locale, je prends ici l’engagement de faire un petit effort ce trimestre, and « try to make the most out of my HBS experience » ! By the way, rencontrer des grimpeurs… ça compte ou pas ?

lundi 11 janvier 2010

Good news or bad news ?


"Pakistan climbing fees frozen another year Pakistan Climbing fees, cut in half since 2006, are remaining the same for one more year. The climbing permit for a team of seven on K2 is $6000 (plus $1000 per each extra member), and just $4500 for 7pax teams ($750 per extra member) on the rest of Pakistan’s 8000ers." 
Finalement, c'est peut-être une mauvaise nouvelle en fait. Certes, les alpinistes, cette année encore, paieront moins cher leur ticket pour les plus belles montagnes du monde, mais en même temps, cette annonce signifie que le tourisme ne repart toujours pas là-bas... Décidément, le terrorisme est un véritable drame.

dimanche 10 janvier 2010

Early January in New York, 2010


Lower East Side, et les éternelles escaliers de secours sur ces façades toutes identiques


Quelques images faites ces jours derniers, dans une ville gelée mais toujours accueillante, et qui n'a décidemment rien à voir avec les Etats-Unis. C’est un cliché, mais que d’énergie dans l’antre de Big-Apple ! Et des souvenirs, toujours, de ces quelques mois passés entre 29eme étage dans une des tours du Rockfeller center et les petites rues au cœur de Harlem, tout là haut, vers la 138eme. C’était en 2004, déjà. Tout cela ne me rajeunit pas….



En route vers la liberté ! Si peu de touristes, cette fois...


Au port, le soleil se lève. Pour quelques instants seulement


Honneur aux marines, tués sur le champs de bataille. Les stelles sont effrayantes, grises...


Central park sud au petit matin


Dans le fond, l'upper west side









Une patinoire au coeur de la capitale financière de la planète, dans le poumon de la ville.




Harvard Business School: A World Of Opportunities



New York, central Park, hier après-midi.

Je tombe à l’instant sur cet article du Financial Times, dont je vous propose les extraits suivants.

“In recent years, there has grown up a culture of discontent among the highly educated young something that seems to flare up, especially, when people reach their late 20s and early 30s. It arises not from frustration caused by lack of opportunity, as may have been true in the past, but from an excess of possibilities.
(…) the late 20s to early 30s are often considered a period of reappraisal. (…) when people manage to remain free of financial or family burdens, and where the perceived opportunities for alternative careers are many, the reappraisal is likely to be strong.
(…) Among no social group is this more true than the modern, International, professional elite: that tribe of young bankers, lawyers, consultants and managers for whom financial, familial, personal, corporate and (increasingly) national ties have become irrelevant. Often they grew up in one country, were educated in another, and are now working in a third. They are independent, well paid, and enriched by experiences that many of their parents could only dream of. Yet, by their late 20s, many carry a sense of disappointment: that for all their opportunities, freedoms and achievements, life has not delivered quite what they had hoped. At the heart of this disillusionment lies a new attitude towards work.
(...) Jobs are no longer just jobs; they are lifestyle options. (…) This leads to the popular fallacy that you can measure the value of your job (and, therefore, the amount you are learning from it) by the amount of time you spend on it. (…) Thus, whereas in the past, when people in their 20s or 30s spoke disparagingly about nine-to-five jobs it was invariably because they were seen as too routine, too unimaginative, or too bourgeois. Now, it is simply because they don't contain enough hours.
(…) Jane, a 29-year-old corporate lawyer who works in the City of London, tells a story about working on a deal with another lawyer, a young man in his early 30s. At about 3am, he leant over the boardroom desk and said: "Isn't this great? This is when I really love my job." What most struck her about the remark was that the work was irrelevant (she says it was actually rather boring); her colleague simply liked the idea of working late.
Unfortunately, when people can convince themselves that all they need do in order to lead fulfilled and happy lives is to work long hours, they can quickly start to lose reasons for their existence.
(…) Nothing is valued so highly as accumulated experience. Nothing is neglected so much as commitment. (…) Kathryn is a successful American academic, 29, who bucked the trend of her generation: she recently turned her life round for someone else. She moved to the UK, specifically, to be with a man, a decision that she says few of her contemporaries understood. "We're not meant to say: 'I made this decision for this person. Today, you're meant to do things for yourself. If you're willing to make sacrifices for others - especially if you're a woman - that's seen as a kind of weakness. I wonder, though, is doing things for yourself really empowerment, or is liberty a kind of trap?" she says.
(…) "Loneliness is better than boredom" is Jane's philosophy.(…)
(…) The notion that one can do anything is clearly liberating. But life without constraints has also proved a recipe for endless searching, endless questioning of aspirations. It has made this generation obsessed with self-development and determined, for as long as possible; to minimize personal commitments in order to maximize the options open to them. One might see this as a sign of extended adolescence. Eventually, they will be forced to realize that living is as much about closing possibilities as it is about creating them.

A première vue, il ne s’agit que de dilemmes d’enfants gâtés, qui auraient meilleur temps de tenter de comprendre ce qu’est la vie de leurs contemporains Smicards qui galèrent dans une société matérialiste, parce que pas parfaitement intégrés au système… A l’heure où l’on parle en France de l’élitisme des Grandes Ecoles et de leur nécessaire refondation, ce thème peu même sembler indécent – les simagrées de ces favorisés sont bien futiles me direz-vous. Et puis, est-ce vraiment si difficile de choisir ? Etre avocat, banquier ou consultant, c’est certes beaucoup de travail, mais ce sont des jobs franchement « dorés » !
Il se trouve que j’ai autour de moi pas mal d’amis dans cette délicate situation où « tout semble possible » – et d’une certaine manière, je pourrais dire que je m’y trouve aussi. Nous avons eu la chance d’avoir été supporté par nos parents dès notre plus jeunes âge, qui nous ont ensuite envoyé dans les bonnes écoles, nous ont dicté nos dissertations de Français quand nous étions au collège, poussé à faire du violon et du solfège pendant plus de 10 ans – et jusqu’au bout !-, empêché de toute leur force de devenir footballeur ou grimpeur professionnel bref, je fais partie de ces jeunes qui ont eu de la chance. Nous sentons donc que nous avons des responsabilités, «we have to give back » comme disent mes amis américains – mais avant de « rendre », il faut déjà être sûr d’avoir quelque chose à donner… Car si la réussite scolaire est une chose, réussir sa vie en est une (toute) autre. Non pas que je sois hyper expérimenté sur ce sujet à ce stade, certes... mais cette hypothèse me semble raisonnable. Alors, pourquoi est-ce si dur d’être un jeune diplômé qui a la vie devant lui? Voici quelques idées qui me viennent en tête :


  • Choisir, c’est se lancer sur un chemin, et donc renoncer à un autre, laisser de côté une opportunité qui a priori a de la valeur. Et plus l’opportunité sacrifiée est valable, plus le choix est cornélien…. Certes, on peut voir le dilemme de manière positive, en observant que faire un bon choix mène à suivre le chemin préféré, plutôt que de penser négativement en se focalisant sur l’opportunité abandonnée mais… il y a toujours le risque de faire un mauvais choix. Au moins, quand on n’a pas le choix, on ne risque pas de se tromper d’alternative. Je sais, c’est ridicule, mais c’est (au moins partiellement) vrai.
  • En général, on ne nous a pas trop appris à prendre des risques. Et jusque là, si le chemin que nous avons suivi fut difficile, il a toujours été peu risqué. Sauf bien sûr pour les quelqu’un d’entre nous qui ont décidé de passer leur été en Himalaya - mais comme je le dit depuis plusieurs année maintenant, lorsque tout est bien préparé, le risque est réduit.
  • Nous sommes encore à peu près lucides, si si. Et conscients qu’un diplôme d’HBS ou quelques années dans un cabinet d’avocat Parisien respectable, ça a une grande valeur dans un certain contexte. Mais dès que l’on quitte notre petit monde pour un autre plus généralement partagé, monde qui ne reconnaît pas tant le diplôme que l’expérience ou la compétence réelle, le bout de papier, même encadré dans un joli cadre grand format, ne vaut plus grand-chose… Nous savons que si la moyenne de rémunération des étudiants d’HBS en sortie d’école est d’environ Xk$ (largement due aux salaires de la finance aux Etats-Unis d’ailleurs-donc mon cas est différent!), ce chiffre doit être pris avec pas mal de recul...
  • Se noyer dans le travail, c’est aussi un bon moyen pour ne pas avoir à trop réfléchir sur ces questions plus profondes du « où-suis, je où vais-je et qui suis-je… ». La chute n’en sera que plus dure, mais faire l’Autruche, ça peut marcher pas mal d’années, non ?
  • Etc… mais je suis fatigué et j’ai envoie aller me coucher, et de toutes façons vu la longueur du post, plus personne ne me lis, là…
J’achève donc premier message de 2010 en vous souhaitant une excellente année - bien que ce soit redondant puisque j’ai eu l’occasion de le faire de vie voix auprès de 90% de mon lectorat à Noël. Vous pouvez pour votre part me souhaiter pour votre part ce réussir mon projet Pakistanais cet été, et d’éventuellement ne pas trop négliger ma vie spirituelle, qui certainement devrait m’aider à avancer sur ces questions, avant que je ne les évite plus franchement !

mercredi 6 janvier 2010

2009 - Bilan des activités

Et oui, l’année s’achève et il est temps de clôturer les comptes. J’ai donc vidé les photos de mon Iphone, de manière à revenir sur certains événements non encore narrés dans ces pages. Non pas que je compte raconter tout ma vie, ce qui présente peu d’intérêt j’en conviens - il s’agit simplement d’analyser les grandes étapes de mon apprentissage sur le campus d’HBS, menant à la réalisation de cette grande « transformational experience » dont on m’a vanté les mérites depuis maintenant presque 18 mois. Et qui devrait nous permettre de devenir des « leaders who will have impact on the world ». Bref, comme vous allez le voir dans les activités décrites ci-dessous, on y est presque…

Le concert de U2 à boston-How does a Rock leader looks like?



Pour être honnête, je n’ai pas trouvé ça génial en soi, la musique de U2. Et le Gilette stadium est tellement immense qu’on se sent vraiment tout petits face à Bono, THE leader du groupe U2… C’est sûr qu’aussi, avec nos billets d’étudiants désargentés (10$ pièce, moins cher qu’une bière au bar du stadium), on était à un bon kilomètre de la scène, j’exagère à peine… En revanche, quel plaisir de voir Fiona, Irlandaise d’origine, s’égosiller sur les paroles de bloody Sunday ! En un mot, l’aventure valait bien les 4 heures d’embouteillage, essentiellement parce que les copains étaient là… car je suis resté assez insensible au Leadership de notre ami Bono.


L’anniversaire de Loeiz-How a leader has grown up


Ça, c’était chouette. Loeiz est vieux, et ses copains Amélie et Thierry étaient gentiment venus exprès à Boston pour le lui rappeler. C’est toujours drôle de voir la réaction de personnes de la vraie vie face à nos activités d’étudiants endurcis, il y a toujours un léger décalage -surtout quand on leur présente le leader de la soirée, en l’occurrence Loeiz, à qui l’on offre encore un tas de bouquins pour préparer… ses prochaines vacances en Alaska !


Montréal, « je me souviens… »-No more leadership here


En montant dans notre voiture de location ce week-end de novembre avec Loeiz, Quentin et Guillaume qui avait abandonné sa femme pour quelques jours, je savais à peine dans quelle ville j’allais mettre les pieds quelques heures plus tard. Montréal fut une excellent surprise ; pensez-vous, les gens parlent ici une langue que je comprends enfin, avec un accent savoureux, et les activités de jour comme de nuit, sont toutes charmantes… je n’en dis pas plus, nous avons surtout écouté du Jazz, visité des banques (véridique) et marché le long du Saint-Laurent, le plus souvent sous la pluie. Pour le reste, ce qui se passe à Montréal… reste à Montréal !










samedi 19 décembre 2009

Retour sur la Californie… Bishop et l’esprit du boulder



On the road again - on a fait 1800km en 4 jours, c'est grand l'Amérique...

Nous étions du côté de Los Angeles il y a maintenant trois semaines, avec Patrick et les inénarrables Loeiz et Quentin – toujours dans les bons coups, pour fêter Thanksgiving loin des dindes de Boston. Le but ? Grimper sur certains des plus beaux blocs du monde, à quelques encablures de la « Death Valley », du côté de la petite bourgade typique de Bishop, au milieu du désert donc. Comme 50% de l’équipe n’avait jamais touché un caillou avant de venir, nous avons également partagé notre motivation entre introduction à l’escalade et bloc plus difficiles, et surtout plus engagés.

Bishop est en effet connu pour ses « High Balls », ces blocs très haut (parfois plus de 10 mètres) qui en théorie devraient s’escalader encordé, mais qui, en raison de l’éthique du bloc et de ses règles implicites, se grimpent simplement avec un tapis amortissant (« crash pad ») posé au pied du problème et censé limiter l’impact de la chute. Tout de suite, ça assure l’ambiance et le show, puisque le grimpeur autant que ses pareurs (les pauvres gars qui attrapent le mec lorsqu’il tombe, s’assurant en pricnipe qu’il atterri à peu près sur le crash pad d’un mètre carré posé au pied du bloc) sont verts dès que les mouvements durs s’éloignent du sol… Je vous assure, nous avons réalisé quelques chutes mythiques ! Comme dit Loeiz : « Belle journée. Aujourd’hui, il y a eu beaucoup de… chutes ». Plus généralement, et en dehors des quelques Hig Balls mythiques que nous avons fait, les blocs sont hauts et j’adore ça, puisque ça renforce l’impression de grimpe qui parfois disparait à Fontainebleau quand on se retrouve à ramper à quelques centimètres du sol sur un mouvement extrême qui du coup semble un peu artificiel….

Bishop, c’est aussi la Sierra Nevada et le Mount Whitney, ce pic de près de 4 500 mètres tout de granit, le plus haut des Etats-Unis disent nos amis Américain (Hors Alaska et Hawaï en fait. Avec ce genre d’exception, le Ventoux est aussi la montagne la plus haute du monde, si on enlève l’Himalaya, la Cordillère andine, les Alpes, le Karakorum et l’Hindukush). Et vraiment, c’est une montagne superbe, qui nous a été dévoilée dans la neige par -10 degrés Celsius, mais ça valait le coup. Surtout qu’on s’est baladé au moins 10 minutes toutes entières à son pied après une longue approche en voiture 4x4, quelle aventure!

Bishop enfin, c’est près de Joshua Tree (enfin, 7 heures de bagnole quand même, merci Quentin), parc superbe lui aussi au milieu du désert, mais avec un tas de cactus et des blocs d’une autre époque. Hauts aussi, mais moins « prisus », presque un Fontainebleau de granit, avec des plats et peu de réglettes (je cesse ici la description, je sais que tout le monde s’en fiche). Occasion pour nos deux alpinistes en herbe de se confronter à la verticalité, cette fois sur plus de trois mètres de haut. Belle aventure, je dois admettre que pour des MBA, Loeiz et Quentin sont particulièrement douées. Ces HBS, quels géniaux touche-à-tout !

Bishop donc, vous l’aurez compris, c’est le « boulder spirit » pur. Si vous voulez savoir ce dont il s’agit et déchiffrer tous les mystères dissimulés dans ce concept, je vous propose de regarder les premières minutes de la vidéo ci-jointe – qui illustre d’ailleurs les lignes passionnantes que vous venez de lire. Cette fois, elle dure dans les 20 minutes, donc je sais d’avance que personne ne la regardera en entier (vu que même les protagonistes se sont ennuyés à la projection, c’est dire…) mais peu importe, vous pouvez « skimer », comme nous le proposent certains prof. d’HBS lorsque les cas sont vraiment trop long et ennuyeux. Pourquoi passer des heures à monter cette bande, me direz-vous ? Parce que moi, ces images, elles m’excitent grave !


Des Joshua Trees, dans le parc du même nom


Turtle Rock, que nous avons gravi tranquillement avec Loeiz, une jolie aventure!


Des boulders


La vue sur le désert depuis le pied du Mount Withney


Le Mount Withney, plutôt mignon, non ?


Au dessus de Buttermilk, Bishop, au petit matin...


Au camping, patrick se la joue à la belle. La nuit, il fait quand même -5°... chaud le p'tit Suisse !


Une montagne


Bon, vous devriez commencer à les connaîtres ces mecs là...



Et pendant ce temps là, Patrick et moi grimpions à Happy Boudelr dans la vallée... Il faisait frais, mais ça collait bien !


Quentin fut plus fort que le rocher... cette fois-ci !