mardi 4 novembre 2008
Political technology
Aujourd’hui 4 novembre, nous avons eu un cours de marketing passionnant sur… l’influence des nouvelles technologies sur les primaires démocrates ! Pour une fois, le cours était lent pour les Américains et passionnant pour les Européens qui n’on pas suivi cette phase du scrutin dans tous ses détails. L’entrée en campagne de Bill Clinton, la vidéo choc « I have a crush on Obama » etc…
A la fin de la discussion, l’ancien webmaster d’Howard Dean (souvenez-vous, le candidat républicain aux primaires 2004, qui fut battu par Kerry) nous a éclairé sur l’influence de la révolution internet.
Pour lui, Obama a parfaitement montré au monde l’importance de ce nouveau média dans la campagne (et ce quelque soit l’issue du vote de ce soir), en optimisant particulièrement bien le concept « d’user generated content ». On a tendance à oublier que Youtube fut créé en 2005 (et pas vaant !) et n’existait donc pas en… 2004, lors de la défaite d’H. Dean. Pourtant, il y a encore du boulot sur ce front là : ainsi, si internet est un outil incontournable pour le fund raising (notamment via les dons de moins de 200$, qui ont financé 22% de la précampagne d’Obama vs. 9% pour celle d’Hillary), il semble que les sites internet des candidats ne permettent pas encore de réellement convertir l’électorat.
Je vous invite à visiter les sites d’Obama, McCain et Hillary. Ils sont évidemment bien fichus, et je trouve que leurs vidéos sont étonnantes… Cela dit, il faut maintenir son esprit critique car les montages habiles des réalisateurs pourraient laisser penser qu’il s’agit de documentaires sérieux et critiques de type Arte alors qu’évidemment, c’est de la pure publicité (ou propagande, c’est selon).
Etonnant donc, et un poil plus inspirationel que la démocratie participative d’une certaine Ségolène (pas besoin de mentionner la stratégie web du petit excité – c’est encore plus rétro)…
NB : a votre avis, d’après la photo, quel webmaster est Démocrate vs. Républicain ?
lundi 3 novembre 2008
Drinking Games

Les jeux d'alcool, c'est une discipline où indéniablement, les Américains sont les meilleurs. Je reçois tout juste ce message de Brandon (un type vraiment sympa en plus - juste légèrement bourrin par moment) m'invitant à le rejoindre ce soir avec toute la section pour un petit "beer pong", jeu très populaire ici (on jette un balle de ping-pong en direction du verre d'un autre joueur et si la balle atterri dans son écuelle, il doit boire).
Bon, vu qu’il est à peine lundi, je crois que je ne vais pas y aller….
Tout de même, c’est très amusant d’analyser la relation -maladive?- qu’entretiennent les étudiants du nouveau continent avec l’alcool ; en ayant été privé jusqu’à leur 21 ans, ils donnent l’impression d’abuser de leur droit de boire une fois la majorité atteinte… Heureusement, la police veille ! Ainsi, je dois m’armer de mon passeport pour acheter la moindre binouze dans le drug store d’en face, et je ne peux pas me balader dans les rues une bière à la main. En revanche, une fois chez moi, je peux me retourner le cerveau sans qu’on puisse me dire quoi que ce soit… bizarre, non ? C’est sûrement ce que l’on appelle une « cultural difference».
Allez, je vais faire mon cas de TOM, ça me changera. Heu… en fait, c’est une simulation, et guess what, ça s’appelle « TOM : PLAY THE BEER GAME! ».
« On Tuesday, November 4, you will have the opportunity to participate in a supply chain exercise (called « The Beer Game »).”
J’hallucine…..
samedi 1 novembre 2008
FlyingCam au pied du mont ventoux
Nous avons fait ces images avec mon frère, mon oncle et mon père au mois d’Août, avant mon départ pour les Etats-Unis. Initialement, je pensais faire une autre vidéo sur nos aventures de parapentistes, avec le canevas habituel - mais en derushant, je me suis rendu compte qu’il devait en être autrement. Les images de Cam m’ont ému, je les trouve étonnantes, spontanées… naturelles, comme mon frère en sorte. J’ai vu pas mal de parapentistes dans ma vie, et je peux dire que Cam est certainement un des plus doués, comme on le voit ici. Ah oui, il est aussi pilote d’avion, c’est peut être une autre raison. Bref, bravo Cam, j’ai hâte que tu m’emmènes dans les airs !
Ton frère.
vendredi 31 octobre 2008
Your are awsome !
Ce matin, c'était le pompom. Nous avions cours de TOM (en gros, un cours de logistique), un des 5 modules obligatoires ce trimestre. Autant j’apprécie le cours de Leadership ou de marketing par exemple, autant celui de TOM me laisse pantois. Nous avons hérité d’une jeune prof très sympathique, Kristina, qui fait ses premiers pas dans l’enseignement et qui est… bien maladroite.
Elle progresse cependant au fil du semestre: par exemple, elle a retiré son profil de Facebook, sur lequel on pouvait jusque là suivre au jour le jour ses états d’humeur, comme le permet le site. Grand succès lorsqu’elle updatait son statut avant d’aller en cours en marquant « Today, I Am stumbling in anticipation of my class in front of 90 students… so scary ! » (véridique). Ca faisait très professionnel…
Bon, il y a quand même encore quelques efforts à fournir. Dans cette dynamique de progression exponentielle, elle souhaite appliquer une initiative de ses collègues consistant à demander à un élève de faire un wrap-up à la fin du cours sur ce que l’on est censé avoir appris. Ce matin donc, nous avons lancé une discussion passionnante (de 40 minutes, sur les 80 du cours) sur la méthode à employer pour faire ces résumés :
- « Well I propose we make this wrap up not too short and dense in content, what do you think ? » (professor)
- “Let’s stick to key messages” (student 1)
- “Yes, 3 key messages look good” (student 2)
- “I would tend to agree with student 1 but indeed, I would say 4 messages within 30 sec could be better” (student 3)
- “What about doing 3 messages within 30 sec , I know, this idea is a little out of the box, but it looks great ?” (student 4)
… (go to student 45) – sans mentioner le comment discret que j’ai trouvé pour une fois pertinent sur “Heu…what content are you talking about ?» (Student 46, mais à voix basse)
Après 40 min de cette discussion excitante et challenging, feedback de notre professeur :
- « You are great! You are the best! You stay on the very right side of the bell curve as HBS students!”
Pour une fois, je n’étais pas le seul à trouver ça ridicule… Heureusement, ma voisine Eliza à su me remonter le moral: « Thomas, you know you can learn from bad things, just make a little effort to understand her » (Eliza est vraiment adorable, j’en parlerai plus tard).
Enfin, dans un ultime effort visant à définitivement conquérir notre enthousiasme, Kristina à mis une touche plus perso :
- « Here is my son, with his alloween costume ! Isn’t he cute ?”
Là, toute la classe à applaudi, Kristina à gagné – à défaut de s’imposer par le contenu, elle ratisse les suffrages sur l’émotionnel. Très fin, j’admire - et c'est vrai que c'était marrant ! Allez, elle progresse et c’est vrai qu’elle est sympa, l’avenir devrait être plus rose. Elle a désormais mon suffrage. Enfin, quasiment...
lundi 27 octobre 2008
American pie !

La section retreat s'achève, un grand moment ! Imaginez 90 étudiants à bloc avec autant d’alcool qu’un jeudi soir à HEC et la « ferme envie de faire connaissance ! »
Je maquille les noms, mais tout ce qui et raconté ci dessous est véridique.
Britney : 26 ans, ressemble assez au top modèle Américain que l’on peut voir dans les séries à succès du type « Beverly hills » ou autres séries du genre (désolé, je n’ai pas assez de culture pour compléter). Blonde à forte poitrine, elle sort depuis deux ans avec Brandon, lui-même en première année à HBS, dans une autre section. Britney est follement amoureuse, mais ne se voit pas mariée avant deux ou trois ans « You know, leaving together in HBS makes it difficult to think about mariage… you see ? ». Je voyais pas trop jusqu’à vendredi soir, lorsque Britney est finalement sortie avec Niko puis Matt (de manière néanmoins quasi synchronisée) après une baignade expresse dans le jacuzzi –étape dont je n’ai pas pu réunir tous les détails. « But you know, it does not count, I was just drunk ! ». Je vois mieux maintenant le souci du porjer mariage…. Ca a dû être sympa les retrouvailles avec Brandon, dimanche soir !
Maria : 25 ans, elle a un copain à New York. C’est aussi le grand amour, ils ont la vie devant eux ! Bon, il y a un peu d’eau dans le gaz en ce moment. Notons que Maria a tenté le coup avec Loeiz puis moi lors de la soirée Européenne il y a un mois, néanmoins sans succès. Ben oui, elle est assez mignonne mais quand elle parle, on dirait qu’elle crie, je trouve cela très gênant. Par ailleurs, elle est persuadée que son Français est impeccable mais je ne comprends pas un mot de ce qu’elle dit, gênant aussi. Quand elle me parle, je prends donc mon sourire le plus niais, ça marche très bien. Maria s’est couchée à 7 heures matin samedi (matin-ou vendredi soir, c’est selon) après une soirée « un peu » arrosée, en même temps qu’un Latin de notre classe à qui elle n’avait encore jamais parlé. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait mais sous le poids des remords, elle s’est précipitée samedi après midi à New York dans les bras de son cocu, pardon, son copain. C’est pas beau l’amour ?
Anne : (j’ai plus d’idée de prénoms typique, désolé…). Le drinking game qui marche le mieux en ce moment, après « slab the bag » (on frappe un cubiténaire de vin IMBUVABLE et on boit jusqu’à plus soif, très drôle ce jeu) consiste à faire couler de la vodka sur le nombril d’une volontaire de la classe. Le volontaire masculin se charge pour sa part de suivre le flot avec sa langue, ou qu’il aille… Très amusant, surtout quand Anne qui croyait faire le rôle de la fille, fait finalement celui du garçon -sous la pression du public- sur le torse d’Alex qui a de réel soucis de pilosité à mon humble avis, je n’en dis pas plus…
Bref, je m’arrête là, vous connaissez déjà ces histoires, c’était pareil au…. Lycée ! Honnêtement, je me suis bien amusé avec mes amies Brésiliennes ainqi qu'avec Loeiz et Diane (Belge), et j’ai bien rigolé, mais je ne pense pas renouveler ce genre de weekend trop souvent… Ce qui me choque, c’est le contraste entre ce « relâchement » immodéré et le comportement des mêmes personnes dans la salle de clase, qui rivalisent de génie pour faire des commentaires qui illuminent les cours…
Allez promis, mon prochain post sera on ne peut plus positif, j’envois déjà qui disent que je crache dans la soupe et que mes critiques ne sont pas constructives ! Pas vrai ?
A la surface des choses...
Reprise des cours ce matin après un weekend en section retreat - 90 étudiants et autant d’alcool enfermé pendant 48 heures à la campagne, ça fait des dégâts- j'en parlerai plus tard...
Depuis plusieurs jours, je suis habité par un sentiment de déception face à l'évolution de la qualité de l’enseignement à HBS. Lorsque je fais le bilan de ce que j'apprends en cours dans une journée donnée, il m'arrive d’avoir bien du mal à cocher les cases.... Ames yeux, le problème vient essentiellement de la méthode des cas, qui me semble-t-il à des limites criantes. Dans ce cadre pédagogique (le seul accepté ici), ce sont les commentaires des élèves qui font la qualité des cours, alors que le rôle des professeurs se limite à orienter les débats, faire quelques remarques pertinentes s'ils ont des idées et tirer des « key lessons learned » à la fin de la session. L'intérêt des 80 minutes de cours dépend donc essentiellement des remarques des élèves et je dois admettre que de ce côté là, c'est un peu léger... Je ne jette pas la pierre aux autres, j'ai moi-même peu de choses passionnantes à raconter - et vu mon niveau d'anglais, je ne parviens pas à exprimer 10% de ce que j'ai en tête de toutes façons- mais au moins quand je n'ai rien à dire, je me tais.... Ce qui tue cette méthode, c'est la tendance "micro trottoir" qui fait que tout un chacun a un avis sur tout, dans un contexte ou le bullshit est roi… Il y a décidément bien trop de consultants dans cette classe !
Heureusement, dehors c’est la crise et les falaises sont toujours aussi belles, je vais donc pouvoir m’occuper ! Mais j’ai peur de devoir abandonner de manière définitive l’idée d’avoir un ratio d’apprentissage/investissement convenable dans les 18 mois qui viennent… En revanche, a défaut de contenu, je serai ceinture noire « d’American bullshit » !
jeudi 23 octobre 2008
C'est pas beau la vie d'étudiant ?
Vous l'avez compris, c'est la semaine des exams intermédiaires.... Ca ne m'empêche pas vraiment de dormir pour être très honnête, ce qui devient d’ailleurs un problème car en termes de révision, j'ai vraiment fait le minimum ce coup là...
J'ai quand même passé mon après-midi (après la sieste!) à revoir les cours de TOM (« Technology and Operations Management »), pour me préparer au QCM de demain. Là, vous vous dites, la vie d’étudiant, c’est cool ! Pas faux, pas faux du tout même, mais je me rends compte que les éducateurs sont forts pour trouver des questions franchement tirées par les cheveux…
Voici un exemple :
11. Which of the following changes, by itself, could not increase the line’s defect-free output rate?
a. Moving an inspection operation from after the bottleneck to before the bottleneck,
without changing the time that inspecting one unit takes. (Assume that the
inspector is equally effective in either place.)
b. Reducing the time to set up a particular machine
c. Running a particular machine faster (i.e., decreasing the machine’s run time per
unit)
d. Cutting the batch size in half answer
e. All of the above could increase the line’s defect-free output rate.
Alors, on se sent plus intelligent maintenant ? Vive les étrudes ! Hé hé hé, la bonne réponse, c’était… heu… answer d) ?
Allez, je vais me coucher !
mardi 21 octobre 2008
Les exams, c'est (re)parti !
Dur dur, le cauchemar recommence…. Pourtant, je pensais en sortant de mon test de « banking industry » à HEC en mars 2006, que j’en avais définitivement fini avec les tests, exams et autres contrôles – que nenni, c’est reparti !
Ainsi, nous avons eu droit à un QCM de compta aux petits oignons hier tout l’après-midi. Quel plaisir de se retrouver à nouveau sur une chaise, une montre de côté avec un crayon et du papier brouillon sous les yeux ! Je dois admettre que j’ai gardé la main, les automatismes son restés mais… j’ai de moins en moins de plaisir à passer mon dimanche à réviser….
Heureusement, les Américains mettent de l’humour partout. Ainsi, au début du cours, un type entre dans la salle et nous dit qu’en cas de question, le prof nous attend derrière la salle, dans… « l’alcôve » de la classe. Oui, vous avez bien lu, « l’alcôve ».
Je reviens à la définition de ce joli terme, communément considéré dans l’acception suivante : «Enfoncement ménagé dans une chambre pour y placer un lit ». Ou dans mon, imaginaire (à ce jour), « Emplacement (lit) majestueux favorable à l’accouplement ». Curieux, non ?
Bon, notre prof de compta étant un septuagénaire endurci, je n’ai eu qu’une imagination modérée sur le moment pour trouver des questions – mais, interpelé, je suis tout de même allé voir ce dont il s’agissait. Quelle ne fut pas ma déception quand j’ai compris que ce terme décrivait en fait la petite salle à moitié ouverte derrière la salle de classe où je prends mon café tous les matins…. Décidément, mes aventures ces derniers temps manquent de poésie !
Allez, juste pour le plaisir de partage ce grand moment….
1. Which of the following lease agreement terms would not disqualify a lease from being accounted for as an operating lease?
a) The lease agreement does not contain a “bargain” purchase option.
b) The lease term is 70 percent of the leased asset’s economic life.
c) The present value of the lease payments equals 95 percent of the fair value of the leased asset.
d) The leased asset is transferred back to the lessor at the end of the lease term.
Soirée Française !
Je l'annonçais dans un message précédent, le cycle des « HBS Section H : dîners Français » est désormais lancé ! Le concept consiste à faire défiler dans notre appartement TOUS les membres de notre section par groupe de 5 pour pouvoir faire connaissance. Les PhD de mathématiques auront remarqué é que nous allons donc nous farcir 14 dîners au bas mot dans les mois qui viennent.
Ceux qui me connaissent apprécieront l’effort social que j’ai réalisé en acceptant cette idée saugrenue de Loeiz. Ah oui, c’est bien lui qui cuisine, alors que je me charge humblement de mettre la table et de faire la vaisselle- le but n’est pas non plus de rendre malade 90 personnes… ni d’entacher définitivement l’image de la France.
Le premier dîner de la série a donc eu lieu hier soir et je dois reconnaître que l’idée est brillante ! Nous avions invité trois Américaines, une Brésilienne et un Chinois, tous les 5 très sympas (ça va être plus dur pour moi quand des boulets comme Alim, Indo-Canadien que je présenterai à l’avenir, débarqueront à la maison… mais c’est dans longtemps !).
Quelques anecdotes : mon fou rire quand au milieu de l’apéro lorsque Kasey (Américaine of course) s’allonge en boule pour montrer à tout le monde la position à prendre en cas de tornade, libérant d’un coup le bas de son t-shirt et le haut de son string, notre discussion sur « l’oral sexe », dont le but était de déterminer si ce type de relation peut être ou non considéré comme du sexe ou non (pour Kasey, seule « l’intercourse » compte, je ne commente pas !), l’indignation de Loeiz quand je rappelle qu’en plus d’avoir fait la même école puis bossé ensemble dans la même boîte avant le MBA, nous avons partagé la même copine il y a quelques années (pas en même temps non plus, nous avons des valeurs tout de même)…
Bref, que du bonheur, vivement le prochain !
samedi 18 octobre 2008
Me voila de retour d'un journée super du côté de Rumney, un site d'escalade extra à quelques heures de voiture au nord de Boston. Je mettrai quelques images en ligne bientôt.
Il est maintenant 22 heures, nous sommes samedi soir et... je fais de la comptabilité ! Elle est pas belle la vie ? Bon, j’admets que j'ai passé la journée dehors, je ne peux pas vraiment me plaindre mais la punition est un peu lourde...
Je me disais que dans cette école, je rencontre plein de gens dont certains me plaisent -je pense à Quentin par exemple, dont je parlerai à l'avenir- et d'autres me déplaisent... En prenant du recul, je pense que je passe malheureusement beaucoup de temps avec des étudiants qui ne seront jamais de vrais amis – au restaurant, dans ma section, à l’escalade même…-, car je me rends bien compte que tout nous sépare... Heureusement, Loeiz -mon roommate- se classe dans la catégorie des gens que j'apprécie vraiment, donc la personne avec qui je fais est quelqu'un que j'apprécie, j'ai de la chance, non ?
L'amitié est une de choses les plus importantes pour moi. C'est un sentiment, une relation qui passe par la confiance, la compréhension de l'autre, l'acceptation de ce qu'il est pour lui même, et pas pour ce qu'il pourra nous apporter ou le parti qu'on pourra en tirer.
Il me semble qu'une relation d'amitié saine est basée sur le respect, et donc la tolérance, de manière réciproque. C'est là que ça bloque en ce moment, je n'arrive pas à accepter que certaines personnes que je rencontre me rappellent ce que je n'aime pas dans ce que je suis, ce qui me rend d’autant plus intolérant vis-à-vis d’eux.
Conscient de cela, il ne me reste plus qu'à faire un petit effort, non ?
Il n’empêche, on ne remplace pas ses vrais amis. L'amitié se construit dans la durée, à travers les épreuves, j'en suis désormais convaincu.
Bon, je retourne à ma compta ?
jeudi 9 octobre 2008
Soirée Française !
La « socialisation », comme on dit ici, ce n’est pas trop mon truc… Pourtant, c’est un des éléments essentiel d’HBS, et le dois admettre que les Américains sont les champions de cette discipline. Mais je suis là pour apprendre semble-t-il, j’ai donc décidé de me lancer… avec l’aide de Loeiz, infatigable cuisiner.
Nous avons fait un premier dîner Français hier soir, avec 3 amies Américaine Brésilienne et Sud- Africaine (ouf !). Nous étions avec Loeiz et mon désormais grand ami Quentin (avec qui je joue au squash tous les jours ou presque). 3 hommes, 3 filles et… pas trop de possibilités ni d’ouverture, mais ce n’était que la première manche !
En effet, dans un accès de « sociabilité » Loeiz a invité toute la section (nous sommes 90) à venir défiler chez nous par groupe de 4 pour la suite des « French dinners »… On a pas fini de s’avaler du bœuf au porto (la spécialité de Loeiz) !
mercredi 1 octobre 2008
Campagne électorale (2)
Et voici Jérémy (élève par ailleurs trés sympa ), autre candidat à la présidentielle qui pose avec sa femme sur son affiche (oui, c'est très à la mode ici de s'afficher en couple satisfait).
Je compte voter pour lui, car je suis trés sensible à son message autour de valeurs qui me sont chers, comme "l'honneur, la dedication, la fierté d'être en section H".
Tout compte fait, je vais peut-être finalement voter... blanc !
Campagne électorale
… et voici la campagne ouverte ! En attendant les pitchs des candidats demain (une heure réservée à cette tâche en plein milieu d’après-midi!), chacun a placardé son affiche sur les murs de la salle de classe.
Je vous le dit, c’est là qu’il faut avoir du « self control » pour se retenir d’exploser de rire à la vue des pancartes préparées : tous se prennent au sérieux, et la plupart ont ressorti de vielles photos d’eux avec un air sérieux et profond, genre « je vais régler vos problèmes de carrière » (Greg, postulant au poste de « carrer rep. ») ou « je sera un sénateur du tonnerre » (Alim, mon voisin, un Canadien très lourd dont je vous parlerai à l’avenir).
Bref, vivement qu’on en finisse, que je puisse enfin savoir si lorsque Catherine se rapproche de moi et me caresse gentiment l’épaule, elle me prend pour un électeur ou… un playboy en puissance !