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samedi 18 octobre 2008


Me voila de retour d'un journée super du côté de Rumney, un site d'escalade extra à quelques heures de voiture au nord de Boston. Je mettrai quelques images en ligne bientôt.

Il est maintenant 22 heures, nous sommes samedi soir et... je fais de la comptabilité ! Elle est pas belle la vie ? Bon, j’admets que j'ai passé la journée dehors, je ne peux pas vraiment me plaindre mais la punition est un peu lourde...

Je me disais que dans cette école, je rencontre plein de gens dont certains me plaisent -je pense à Quentin par exemple, dont je parlerai à l'avenir- et d'autres me déplaisent... En prenant du recul, je pense que je passe malheureusement beaucoup de temps avec des étudiants qui ne seront jamais de vrais amis – au restaurant, dans ma section, à l’escalade même…-, car je me rends bien compte que tout nous sépare... Heureusement, Loeiz -mon roommate- se classe dans la catégorie des gens que j'apprécie vraiment, donc la personne avec qui je fais est quelqu'un que j'apprécie, j'ai de la chance, non ?

L'amitié est une de choses les plus importantes pour moi. C'est un sentiment, une relation qui passe par la confiance, la compréhension de l'autre, l'acceptation de ce qu'il est pour lui même, et pas pour ce qu'il pourra nous apporter ou le parti qu'on pourra en tirer.

Il me semble qu'une relation d'amitié saine est basée sur le respect, et donc la tolérance, de manière réciproque. C'est là que ça bloque en ce moment, je n'arrive pas à accepter que certaines personnes que je rencontre me rappellent ce que je n'aime pas dans ce que je suis, ce qui me rend d’autant plus intolérant vis-à-vis d’eux.

Conscient de cela, il ne me reste plus qu'à faire un petit effort, non ?

Il n’empêche, on ne remplace pas ses vrais amis. L'amitié se construit dans la durée, à travers les épreuves, j'en suis désormais convaincu. 

Bon, je retourne à ma compta ?

 

vendredi 26 septembre 2008



Allez donc vous balader ici, c'est le blog de mon ami Guillaume (qui était avec nous au Gasherbrum II cet été, jusqu'au camp de base). Ils sont au Népal, et moi, je suis ici... il pleut très fort aujourd'hui, une queue d’ouragan encombree la région paraît-il. 

Franchement, je ne pensais pas que ça me ferait si bizarre de suivre les aventures des autres dans la région que j'aime, suivre leur voyage cette fois ci en spectateur... Je suis hyper-content pour eux, mais je me sens tout drôle à lire leurs messages et regarder les photos. Je me sens mal... C'est une vraie drogue le voyage, l'aventure, le lointain. Une drogue dont je sens que je suis dépendant...

Peut être que je devrais orienter ma vie différemment, faire plus de place à ce qui est essentiel pour moi, cette liberté de partir loin, longtemps, à l'aventure, là où je suis bien. 

Bien mieux qu'ici en tous cas, même si je ne me plains pas, je m'amuse bien en MBA mais... Je ne suis peut être pas adapté à la "vraie vie" en société, celle où on bosse et où on gagne sa vie, celle où l'on va au bureau puis on a le week-end pour se détendre, quelques jours de vacances à droite et à gauche... C'est pourtant vers là que je me dirige, toutes voiles dehors. 

Peut être aussi que je rêve, que le voyage est un mirage, une illusion. Pas une fuite, mais pas non plus un but, mais juste une simple parenthèse. En voyage, on finit par s'ennuyer, il faut patienter, évoluer dans un monde en général moins intense, « retardé ». Il m'est arrivé de regretter d'être parti trop loin trop longtemps, de rater l'enterrement d'un être cher, un mariage... Puis le voyage, c'est bien quand on est avec ses vrais amis, les gens qu'on aime. Je ne crois pas que j'aimerais autant voyager si je devais partir seul, j'ai besoin de vivre ça à deux, j'ai besoin de l'avis de l'autre, son regard, son énergie... J'ai besoin de partager mon excitation et mon énergie. J’ai besoin d’une présence. 

Peut être aussi qu'à un moment de la vie, on évolue, on se concentre sur d'autres choses, on se marrie, on a des enfants, on achète un maison et on est heureux d'être établi. Pourtant, je me sens encore loin, très loin de tout ça....  

Ca fait 6 ans que je vais en Himalaya chaque été, et je me demande comment je vais pouvoir y retourner cette année. Ca semble compliqué, mais pourtant, je ne vois pas comment je n'irais pas à nouveau en 2009, j'en ai trop envie... 

Désolé pour les complaintes d'enfant gâté, mais cette pluie, ça me désole !