lundi 27 octobre 2008
American pie !

La section retreat s'achève, un grand moment ! Imaginez 90 étudiants à bloc avec autant d’alcool qu’un jeudi soir à HEC et la « ferme envie de faire connaissance ! »
Je maquille les noms, mais tout ce qui et raconté ci dessous est véridique.
Britney : 26 ans, ressemble assez au top modèle Américain que l’on peut voir dans les séries à succès du type « Beverly hills » ou autres séries du genre (désolé, je n’ai pas assez de culture pour compléter). Blonde à forte poitrine, elle sort depuis deux ans avec Brandon, lui-même en première année à HBS, dans une autre section. Britney est follement amoureuse, mais ne se voit pas mariée avant deux ou trois ans « You know, leaving together in HBS makes it difficult to think about mariage… you see ? ». Je voyais pas trop jusqu’à vendredi soir, lorsque Britney est finalement sortie avec Niko puis Matt (de manière néanmoins quasi synchronisée) après une baignade expresse dans le jacuzzi –étape dont je n’ai pas pu réunir tous les détails. « But you know, it does not count, I was just drunk ! ». Je vois mieux maintenant le souci du porjer mariage…. Ca a dû être sympa les retrouvailles avec Brandon, dimanche soir !
Maria : 25 ans, elle a un copain à New York. C’est aussi le grand amour, ils ont la vie devant eux ! Bon, il y a un peu d’eau dans le gaz en ce moment. Notons que Maria a tenté le coup avec Loeiz puis moi lors de la soirée Européenne il y a un mois, néanmoins sans succès. Ben oui, elle est assez mignonne mais quand elle parle, on dirait qu’elle crie, je trouve cela très gênant. Par ailleurs, elle est persuadée que son Français est impeccable mais je ne comprends pas un mot de ce qu’elle dit, gênant aussi. Quand elle me parle, je prends donc mon sourire le plus niais, ça marche très bien. Maria s’est couchée à 7 heures matin samedi (matin-ou vendredi soir, c’est selon) après une soirée « un peu » arrosée, en même temps qu’un Latin de notre classe à qui elle n’avait encore jamais parlé. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait mais sous le poids des remords, elle s’est précipitée samedi après midi à New York dans les bras de son cocu, pardon, son copain. C’est pas beau l’amour ?
Anne : (j’ai plus d’idée de prénoms typique, désolé…). Le drinking game qui marche le mieux en ce moment, après « slab the bag » (on frappe un cubiténaire de vin IMBUVABLE et on boit jusqu’à plus soif, très drôle ce jeu) consiste à faire couler de la vodka sur le nombril d’une volontaire de la classe. Le volontaire masculin se charge pour sa part de suivre le flot avec sa langue, ou qu’il aille… Très amusant, surtout quand Anne qui croyait faire le rôle de la fille, fait finalement celui du garçon -sous la pression du public- sur le torse d’Alex qui a de réel soucis de pilosité à mon humble avis, je n’en dis pas plus…
Bref, je m’arrête là, vous connaissez déjà ces histoires, c’était pareil au…. Lycée ! Honnêtement, je me suis bien amusé avec mes amies Brésiliennes ainqi qu'avec Loeiz et Diane (Belge), et j’ai bien rigolé, mais je ne pense pas renouveler ce genre de weekend trop souvent… Ce qui me choque, c’est le contraste entre ce « relâchement » immodéré et le comportement des mêmes personnes dans la salle de clase, qui rivalisent de génie pour faire des commentaires qui illuminent les cours…
Allez promis, mon prochain post sera on ne peut plus positif, j’envois déjà qui disent que je crache dans la soupe et que mes critiques ne sont pas constructives ! Pas vrai ?
A la surface des choses...
Reprise des cours ce matin après un weekend en section retreat - 90 étudiants et autant d’alcool enfermé pendant 48 heures à la campagne, ça fait des dégâts- j'en parlerai plus tard...
Depuis plusieurs jours, je suis habité par un sentiment de déception face à l'évolution de la qualité de l’enseignement à HBS. Lorsque je fais le bilan de ce que j'apprends en cours dans une journée donnée, il m'arrive d’avoir bien du mal à cocher les cases.... Ames yeux, le problème vient essentiellement de la méthode des cas, qui me semble-t-il à des limites criantes. Dans ce cadre pédagogique (le seul accepté ici), ce sont les commentaires des élèves qui font la qualité des cours, alors que le rôle des professeurs se limite à orienter les débats, faire quelques remarques pertinentes s'ils ont des idées et tirer des « key lessons learned » à la fin de la session. L'intérêt des 80 minutes de cours dépend donc essentiellement des remarques des élèves et je dois admettre que de ce côté là, c'est un peu léger... Je ne jette pas la pierre aux autres, j'ai moi-même peu de choses passionnantes à raconter - et vu mon niveau d'anglais, je ne parviens pas à exprimer 10% de ce que j'ai en tête de toutes façons- mais au moins quand je n'ai rien à dire, je me tais.... Ce qui tue cette méthode, c'est la tendance "micro trottoir" qui fait que tout un chacun a un avis sur tout, dans un contexte ou le bullshit est roi… Il y a décidément bien trop de consultants dans cette classe !
Heureusement, dehors c’est la crise et les falaises sont toujours aussi belles, je vais donc pouvoir m’occuper ! Mais j’ai peur de devoir abandonner de manière définitive l’idée d’avoir un ratio d’apprentissage/investissement convenable dans les 18 mois qui viennent… En revanche, a défaut de contenu, je serai ceinture noire « d’American bullshit » !
jeudi 23 octobre 2008
C'est pas beau la vie d'étudiant ?
Vous l'avez compris, c'est la semaine des exams intermédiaires.... Ca ne m'empêche pas vraiment de dormir pour être très honnête, ce qui devient d’ailleurs un problème car en termes de révision, j'ai vraiment fait le minimum ce coup là...
J'ai quand même passé mon après-midi (après la sieste!) à revoir les cours de TOM (« Technology and Operations Management »), pour me préparer au QCM de demain. Là, vous vous dites, la vie d’étudiant, c’est cool ! Pas faux, pas faux du tout même, mais je me rends compte que les éducateurs sont forts pour trouver des questions franchement tirées par les cheveux…
Voici un exemple :
11. Which of the following changes, by itself, could not increase the line’s defect-free output rate?
a. Moving an inspection operation from after the bottleneck to before the bottleneck,
without changing the time that inspecting one unit takes. (Assume that the
inspector is equally effective in either place.)
b. Reducing the time to set up a particular machine
c. Running a particular machine faster (i.e., decreasing the machine’s run time per
unit)
d. Cutting the batch size in half answer
e. All of the above could increase the line’s defect-free output rate.
Alors, on se sent plus intelligent maintenant ? Vive les étrudes ! Hé hé hé, la bonne réponse, c’était… heu… answer d) ?
Allez, je vais me coucher !
mardi 21 octobre 2008
Les exams, c'est (re)parti !
Dur dur, le cauchemar recommence…. Pourtant, je pensais en sortant de mon test de « banking industry » à HEC en mars 2006, que j’en avais définitivement fini avec les tests, exams et autres contrôles – que nenni, c’est reparti !
Ainsi, nous avons eu droit à un QCM de compta aux petits oignons hier tout l’après-midi. Quel plaisir de se retrouver à nouveau sur une chaise, une montre de côté avec un crayon et du papier brouillon sous les yeux ! Je dois admettre que j’ai gardé la main, les automatismes son restés mais… j’ai de moins en moins de plaisir à passer mon dimanche à réviser….
Heureusement, les Américains mettent de l’humour partout. Ainsi, au début du cours, un type entre dans la salle et nous dit qu’en cas de question, le prof nous attend derrière la salle, dans… « l’alcôve » de la classe. Oui, vous avez bien lu, « l’alcôve ».
Je reviens à la définition de ce joli terme, communément considéré dans l’acception suivante : «Enfoncement ménagé dans une chambre pour y placer un lit ». Ou dans mon, imaginaire (à ce jour), « Emplacement (lit) majestueux favorable à l’accouplement ». Curieux, non ?
Bon, notre prof de compta étant un septuagénaire endurci, je n’ai eu qu’une imagination modérée sur le moment pour trouver des questions – mais, interpelé, je suis tout de même allé voir ce dont il s’agissait. Quelle ne fut pas ma déception quand j’ai compris que ce terme décrivait en fait la petite salle à moitié ouverte derrière la salle de classe où je prends mon café tous les matins…. Décidément, mes aventures ces derniers temps manquent de poésie !
Allez, juste pour le plaisir de partage ce grand moment….
1. Which of the following lease agreement terms would not disqualify a lease from being accounted for as an operating lease?
a) The lease agreement does not contain a “bargain” purchase option.
b) The lease term is 70 percent of the leased asset’s economic life.
c) The present value of the lease payments equals 95 percent of the fair value of the leased asset.
d) The leased asset is transferred back to the lessor at the end of the lease term.
Soirée Française !
Je l'annonçais dans un message précédent, le cycle des « HBS Section H : dîners Français » est désormais lancé ! Le concept consiste à faire défiler dans notre appartement TOUS les membres de notre section par groupe de 5 pour pouvoir faire connaissance. Les PhD de mathématiques auront remarqué é que nous allons donc nous farcir 14 dîners au bas mot dans les mois qui viennent.
Ceux qui me connaissent apprécieront l’effort social que j’ai réalisé en acceptant cette idée saugrenue de Loeiz. Ah oui, c’est bien lui qui cuisine, alors que je me charge humblement de mettre la table et de faire la vaisselle- le but n’est pas non plus de rendre malade 90 personnes… ni d’entacher définitivement l’image de la France.
Le premier dîner de la série a donc eu lieu hier soir et je dois reconnaître que l’idée est brillante ! Nous avions invité trois Américaines, une Brésilienne et un Chinois, tous les 5 très sympas (ça va être plus dur pour moi quand des boulets comme Alim, Indo-Canadien que je présenterai à l’avenir, débarqueront à la maison… mais c’est dans longtemps !).
Quelques anecdotes : mon fou rire quand au milieu de l’apéro lorsque Kasey (Américaine of course) s’allonge en boule pour montrer à tout le monde la position à prendre en cas de tornade, libérant d’un coup le bas de son t-shirt et le haut de son string, notre discussion sur « l’oral sexe », dont le but était de déterminer si ce type de relation peut être ou non considéré comme du sexe ou non (pour Kasey, seule « l’intercourse » compte, je ne commente pas !), l’indignation de Loeiz quand je rappelle qu’en plus d’avoir fait la même école puis bossé ensemble dans la même boîte avant le MBA, nous avons partagé la même copine il y a quelques années (pas en même temps non plus, nous avons des valeurs tout de même)…
Bref, que du bonheur, vivement le prochain !
samedi 18 octobre 2008
Me voila de retour d'un journée super du côté de Rumney, un site d'escalade extra à quelques heures de voiture au nord de Boston. Je mettrai quelques images en ligne bientôt.
Il est maintenant 22 heures, nous sommes samedi soir et... je fais de la comptabilité ! Elle est pas belle la vie ? Bon, j’admets que j'ai passé la journée dehors, je ne peux pas vraiment me plaindre mais la punition est un peu lourde...
Je me disais que dans cette école, je rencontre plein de gens dont certains me plaisent -je pense à Quentin par exemple, dont je parlerai à l'avenir- et d'autres me déplaisent... En prenant du recul, je pense que je passe malheureusement beaucoup de temps avec des étudiants qui ne seront jamais de vrais amis – au restaurant, dans ma section, à l’escalade même…-, car je me rends bien compte que tout nous sépare... Heureusement, Loeiz -mon roommate- se classe dans la catégorie des gens que j'apprécie vraiment, donc la personne avec qui je fais est quelqu'un que j'apprécie, j'ai de la chance, non ?
L'amitié est une de choses les plus importantes pour moi. C'est un sentiment, une relation qui passe par la confiance, la compréhension de l'autre, l'acceptation de ce qu'il est pour lui même, et pas pour ce qu'il pourra nous apporter ou le parti qu'on pourra en tirer.
Il me semble qu'une relation d'amitié saine est basée sur le respect, et donc la tolérance, de manière réciproque. C'est là que ça bloque en ce moment, je n'arrive pas à accepter que certaines personnes que je rencontre me rappellent ce que je n'aime pas dans ce que je suis, ce qui me rend d’autant plus intolérant vis-à-vis d’eux.
Conscient de cela, il ne me reste plus qu'à faire un petit effort, non ?
Il n’empêche, on ne remplace pas ses vrais amis. L'amitié se construit dans la durée, à travers les épreuves, j'en suis désormais convaincu.
Bon, je retourne à ma compta ?
jeudi 9 octobre 2008
Soirée Française !
La « socialisation », comme on dit ici, ce n’est pas trop mon truc… Pourtant, c’est un des éléments essentiel d’HBS, et le dois admettre que les Américains sont les champions de cette discipline. Mais je suis là pour apprendre semble-t-il, j’ai donc décidé de me lancer… avec l’aide de Loeiz, infatigable cuisiner.
Nous avons fait un premier dîner Français hier soir, avec 3 amies Américaine Brésilienne et Sud- Africaine (ouf !). Nous étions avec Loeiz et mon désormais grand ami Quentin (avec qui je joue au squash tous les jours ou presque). 3 hommes, 3 filles et… pas trop de possibilités ni d’ouverture, mais ce n’était que la première manche !
En effet, dans un accès de « sociabilité » Loeiz a invité toute la section (nous sommes 90) à venir défiler chez nous par groupe de 4 pour la suite des « French dinners »… On a pas fini de s’avaler du bœuf au porto (la spécialité de Loeiz) !
mercredi 1 octobre 2008
Campagne électorale (2)
Et voici Jérémy (élève par ailleurs trés sympa ), autre candidat à la présidentielle qui pose avec sa femme sur son affiche (oui, c'est très à la mode ici de s'afficher en couple satisfait).
Je compte voter pour lui, car je suis trés sensible à son message autour de valeurs qui me sont chers, comme "l'honneur, la dedication, la fierté d'être en section H".
Tout compte fait, je vais peut-être finalement voter... blanc !
Campagne électorale
… et voici la campagne ouverte ! En attendant les pitchs des candidats demain (une heure réservée à cette tâche en plein milieu d’après-midi!), chacun a placardé son affiche sur les murs de la salle de classe.
Je vous le dit, c’est là qu’il faut avoir du « self control » pour se retenir d’exploser de rire à la vue des pancartes préparées : tous se prennent au sérieux, et la plupart ont ressorti de vielles photos d’eux avec un air sérieux et profond, genre « je vais régler vos problèmes de carrière » (Greg, postulant au poste de « carrer rep. ») ou « je sera un sénateur du tonnerre » (Alim, mon voisin, un Canadien très lourd dont je vous parlerai à l’avenir).
Bref, vivement qu’on en finisse, que je puisse enfin savoir si lorsque Catherine se rapproche de moi et me caresse gentiment l’épaule, elle me prend pour un électeur ou… un playboy en puissance !
Elections... présidentielles ?
Parallèlement à la campagne officielle qui aboutira le 4 novembre à l’élection d’un nouveau président américain se déroule une autre campagne, autrement plus imporante : l’élection des « délégués » de ma section !
Petit rappel : la promotion «Class of 2010 » dont je fais partie compte environ 900 étudiants (dont une dizaine de Français), repartis dans 10 sections de… 90 étudiants. Je suis dans la section H –Loeiz aussi, par le plus grand des hasards-, la fameuse, dont le slogan est « Without H, HBS would be… BS* ! » qui je l’admet est assez marrant.
Après un mois de cours, il est donc temps désormais de désigner des représentants de classe, non ? C’est là que ça devient amusant : aux Etats-Unis, il est bien vu de pouvoir dire sur son CV que l’on s’est investi dans des associations, que l’on a eu une vie en dehors des cours eux-même... Donc pour satisfaire tout le monde et permettre à chacun d’avoir un CV « distinctif », il n’y a pas deux rôles à pourvoir mais… 18 !
Ainsi, nous allons élire un « président », un « sénateur », une « représentant social », un « chef éducatif », un « athletic manager » etc…J’ai pensé un instant créer un pote de « french rep » et poser ma candidature, mais je pense qu’ils n’auraient pas apprécié la blague vu l’importance qu’ils accordent à ce process…
Ils sont fous les Américains, non ?
* BS standing for Bullshit
Soyons concrets !
... Ma sœur me l'a fait remarquer: je ne vous ai toujours pas expliqué où j'habite, dans quelles conditions, avec qui...
Je loge dans un appartement sur le campus d'HBS (pour Harvard Business School), au 6ème étage d'un building étudiant pas désagréable. Nous avons même deux étages en fait, ce qui permet de ne pas mixer cuisine et chambre, toujours appréciable car... j'habite avec Loeiz, ami d'antan, qui se passionne pour la cuisine Française "odorante" !
Il me faut donc moins de 5 minutes pour me rendre en cours, à la cantine ou sur les terrains de sport, nombreux. Bref, la vie est belle, même si cela a un prix ! En effet, ici, tout est cher, à commencer par le logement. Mais bon, ils n'auraient pas accepté que je plante ma tente sur la verdure de toutes façon, alors...
dimanche 28 septembre 2008
Escalade sous le déluge...
Alors que la queue de tempête tropicale envahi Boston et empli l’atmosphère de chaleur d’humidité lors de ce premier long week-end, nous avons passé notre journée à grimper bien au chaud avec quelques amis Français. Métro rock, c’est la salle où je m’entraîne ce moment. C’est dans le nord de Boston et difficilement accessible en métro, et il me faut parcourir près de 20 km aller retour en vélo pour m’y rendre, en traversant ponts et inter states réservés aux voitures… Il faut être motivé !
Mais le jeu en vaut la chandelle, car si la salle n’est pas exceptionnelle en soi, l’ambiance y est excellente et le mur assez haut pour travailler les efforts longs. E comme on
vendredi 26 septembre 2008

Allez donc vous balader ici, c'est le blog de mon ami Guillaume (qui était avec nous au Gasherbrum II cet été, jusqu'au camp de base). Ils sont au Népal, et moi, je suis ici... il pleut très fort aujourd'hui, une queue d’ouragan encombree la région paraît-il.
Franchement, je ne pensais pas que ça me ferait si bizarre de suivre les aventures des autres dans la région que j'aime, suivre leur voyage cette fois ci en spectateur... Je suis hyper-content pour eux, mais je me sens tout drôle à lire leurs messages et regarder les photos. Je me sens mal... C'est une vraie drogue le voyage, l'aventure, le lointain. Une drogue dont je sens que je suis dépendant...
Peut être que je devrais orienter ma vie différemment, faire plus de place à ce qui est essentiel pour moi, cette liberté de partir loin, longtemps, à l'aventure, là où je suis bien.
Bien mieux qu'ici en tous cas, même si je ne me plains pas, je m'amuse bien en MBA mais... Je ne suis peut être pas adapté à la "vraie vie" en société, celle où on bosse et où on gagne sa vie, celle où l'on va au bureau puis on a le week-end pour se détendre, quelques jours de vacances à droite et à gauche... C'est pourtant vers là que je me dirige, toutes voiles dehors.
Peut être aussi que je rêve, que le voyage est un mirage, une illusion. Pas une fuite, mais pas non plus un but, mais juste une simple parenthèse. En voyage, on finit par s'ennuyer, il faut patienter, évoluer dans un monde en général moins intense, « retardé ». Il m'est arrivé de regretter d'être parti trop loin trop longtemps, de rater l'enterrement d'un être cher, un mariage... Puis le voyage, c'est bien quand on est avec ses vrais amis, les gens qu'on aime. Je ne crois pas que j'aimerais autant voyager si je devais partir seul, j'ai besoin de vivre ça à deux, j'ai besoin de l'avis de l'autre, son regard, son énergie... J'ai besoin de partager mon excitation et mon énergie. J’ai besoin d’une présence.
Peut être aussi qu'à un moment de la vie, on évolue, on se concentre sur d'autres choses, on se marrie, on a des enfants, on achète un maison et on est heureux d'être établi. Pourtant, je me sens encore loin, très loin de tout ça....
Ca fait 6 ans que je vais en Himalaya chaque été, et je me demande comment je vais pouvoir y retourner cette année. Ca semble compliqué, mais pourtant, je ne vois pas comment je n'irais pas à nouveau en 2009, j'en ai trop envie...
Désolé pour les complaintes d'enfant gâté, mais cette pluie, ça me désole !
mardi 23 septembre 2008
Vinod Khosha, gourou du capitalisme... en jeans !
Cette après-midi, nous avons eu la visite sur le campus de Vinod Khosla.
« Vinod est un investisseur qui a fait sa marque dans le capital-investissement. Parmi les plus influents de Silicon Valley, il est considéré comme l'un des meilleurs investisseurs en haute technologie. Milliardaire, il est l'un des co-fondateurs de Sun Microsystems et était l'un des partenaires principaux de la firme de capital de risque Kleiner, Perkins, Caufield & Byers. » (un des fonds de venture les plus prestigieux)
En un mot, il a créé Sun Microsystem, puis financé google à ses débuts, entre autre, avant de lancer son propre fond, Khosla venture au début des années 2000, qui investit essentiellement dans les green techs.
On a donc vu débarquer sur la scène un type en jeans avec un t-shirt manche longue, chaussures noires. Je me suis dit « Ha, c’est beau les nouvelles technos, on n’est pas obligé de se déguiser en pingouin ! ». Sauf qu’en fait, Vinod n’est pas un orateur hilarant… Comme si l’apparence cachait sa froideur et son instinct de gagnant.
En revanche, le contenu de sa prestation était de qualité, et il nous a donné quelques conseil
- « An entrepreneur is someone who dares to dream the dreams and is foolish enough to try to make those dreams come true.”
- « Try and fail but don’t fail to try ! »
- « Think BIG ! »
- Etc.., je vous passé les autres citations que vous aurez plus vite fait de pomper sur internet… (c’est son côté gourou je pense)
Quand à ses critères d’investissement, en voici les grandes lignes :
- Il faut investir dans des technos qui apporte réellement quelque chose de nouveau, de « material »
- Les technos en question doivent pouvoir être rentables sans subvention (cf. PV Photovoltaïque)
- Il faut pouvoir faire des économies d’échelle avec les technos « If you don’t sell cheaper, it doesn’t scale »
- Il faut des « manageable start-up costs and short innovation cycle »
Bref, la poule en or, elle n’est pas évidente à trouver !