dimanche 3 mai 2009

Tu me prêtes ta Porsche ?

La semaine dernière, j’étais à un dîner avec pleins d’étudiants d’HBS que je ne connaissais pas – une fois n’est pas coutume… Vers 22 heures, j’en avais un peu ras le bol, évidemment. Je regarde autour de moi, et me rend compte que David, mon voisin, semble lui aussi fermement s’ennuyer, nettement moins néanmoins que sa copine, juste à côté… Flairant le filon, je lui demande si, par hasard, il  ne rentrerait pas lui aussi de manière anticipée.

« Oui, je pense que je vais y aller moi aussi, on s’ennuit ferme ici » me dit-il

« Super ! Tu as une voiture ? Tu rentres sur le campus», je lui lance, espérant éviter les 15$ de taxi réglementaires

« Oui ! »

« … et… tu pourrais m’emmener ? »

« Et bien… je voudrais bien, mais c’est une Porsche… »

«Sympa !... Il y a un problème ? »

« Ben ouais, j’ai que deux places, c'est le modèle Boxter, tu comprends… »

Du coup, je suis rentré en taxi. Nous vivons dans un monde formidable, non ?

La Charity auction

Il faut que je vous raconte le dernier événement en vogue a HBS. La charity auction.

Le concept est apparemment assez répandu aux États-Unis pour collecter des fonds pour des associations. Chacun des participants met eux enchères un bien ou un service et le but est de vendre l’ensemble a l’assemble. Quelques exemples : une semaine dans la résidence secondaire familiale, un dîner avec un professeur, un objet insolite ou des modèles financiers sous Excel…

Il s’agit donc d’une grande opération de marketing pendant laquelle le prétexte des associations caritatives permet de contraindre des gens à payer des sommes ridicules pour des choses futiles. On utilise la pression du groupe et le désir de chacun de montrer qu’il a de l’argent. C’est assez choquant pour des européens mais c’est ici complètement accepte. Quelques exemples : la semaine au Mexique dans une villa au bord de l’eau est partie pour $ 5,000, mon dîner français pour $ 400 ou encore un dîner avec un professeur pour $ 1,000. C’est incroyable.

Le top, c'est la mise au enchère d'un French kiss qui est parti pour $150...

Les américains sont incroyables !!!

Comme vous vous en souvenez sûrement, j’étais en février à la Mecque de l’escalade de bloc aux Etats –Unis, Hueco Tanks. Perdu au fin fond du Texas, et à une heure au sud de la ville d’El Paso, ville frontière s’il en est, Hueco est un parc naturel, site anciennement habité par des Indiens. Bref, j’avais passé deux jours là-bas avec 3 amis de Boston (ceux avec qui je fais du bloc, pas mes amis d’Havard avec qui je fais des voies, nuance !) – Jérôme, AJ et Todd. Nous avons aussi de superbes images du désert mais je n’ai pas encore eu le temps de les monter.

J’ai tout de même pris le temps cette semaine d’avancer sur le « teaser » suivant : il s’agit de notre enchaînement de Ministry of Truth, un bloc très physique, où il vaut mieux aimer les réglettes…  la suite, avec des images du site et des cactus, dans quelques jours! 

vendredi 1 mai 2009

Tomber la main dans le bac !


… C’est ce qui m’est arrivé samedi dernier dans « Predator », un 8A sublime de Rumney.

Après avoir raté le flash, je suis reparti dans la voie, proue magnifique qui s’étend en deuxième longueur au secteur « Orange Crush ». Cette longue voie est assez psychologique, car il y a du gaz et quelques dégaines à sauter (trois dans mon cas) pour ne pas se cramer trop en mousquetonnant toutes les 30 secondes. Ambiance !

J’aime cette pression qui s’installe juste avant l’essai, avant de partir pour dix minutes de grimpe concentré uniquement sur la réussite de la voie. Je quitte le relais. Premier passage ; ne pas trop serrer les prises et s’économiser. Laisser couler les mouvements. Repos rapide, puis c’est l’entrée du devers à 45 degrés, et tout de suite le premier crux. Forcer ce qu’il faut, croiser, puis la réglette main droite, puis je saute la paire, monte le pied, saisi un plat main gauche. Respirer, se détendre, ne pas trop serrer les prises ! Cette partie se déroule sur le milieu de la proue, et je ne vois déjà plus mon assureur. J’entends des bruits qui montent, mêlés aux  cris des grimpeurs qui m’encouragent. Je me détends sur ces deux prises moyennes, clippe une dégaine, respire de plus en plus fort. Je sens l’acide lactique qui envahi mes veines, mes doigts sont déjà moins forts. Je m’engage dans le crux du haut, qui commence par un jeté aléatoire, où il ne faut surtout pas réfléchir, simplement écouter son intuition.  La prise d’arrivée est bonne mais éloignée, et la position de départ inconfortable. Je me lance, saisi le bac main droite, c’est fait ! En revanche, ça y est, je suis cuit, alors qu’il me reste encore quatre mouvements  délicats à négocier. Ma partie préférée : tout se joue dans ces derniers instants, où il ne faut pas douter, tout donner. C’est en général là où je m’exprime le mieux sur le rocher; quand il faut aller au delà de l’épuisement temporaire du corps et forcer, forcer encore, juste encore un peu plus…  Je suis cuit, je monte mon talon, je hurle, je remonte main droite, puis main gauche.

Le haut de la voie est assez technique avec un crochet de talon en sensation mal pratique, puis il faut se saisir d’un énorme bac pour clipper la chaîne – sans quoi, la voie n’est pas enchaînée. Mon bras droit est vide, je respire fort, je jette main droite. Ma main atterrie juste dans ce fameux bac, ultime, c’est bon ! Mais…

… impossible de serre ce trou – bien que ce soir la meilleure prise de toute la voie. Mon bras s’ouvre. Apesanteur, je suis léger, je vole. Pas de vertige, juste l’attente. Une, deux secondes… puis un léger choc à la taille, la corde me retient enfin. Encore un peu de mou et en un clin d’œil, je suis à côté de mon assureur… Mince alors, je viens de tomber au denier mouvement de la voie !

Je suis certes un peu frustré - c’est rare et toujours rageant d’échouer si près du but. Fini pour aujourd’hui, je ne récupérerai pas, même en me reposant une heure entière.

Cela dit, je me suis battu jusqu’au bout, complètement concentré sur mon escalade l’espace de cette montée. Rien d’autre en tête que des sensations de grimpe qui s’écoulent agréablement. Je suis heureux, car cette voie est magnifique ! Si je l’avais faite aujourd’hui, je n’y serai jamais retourné. Au lieu de ça, j’y ai pensé cette semaine dans mes moments d’absence, j’ai en tête tous les mouvements et j’ai en moi ce sentiment de grimpe qui s’écoule doucement. Heureux donc, d’y retourner dès demain, en tâchant cette fois de serrer cette dernière maudite prise !

jeudi 30 avril 2009

Démenti

Et oui, après l'annonce de l'arrivée de l'épidémie sur nos luxueux campus, en grand pompe, voici déjà les premiers démentis:

"...But there have been no confirmed cases of swine flu among the MIT student population (...) MIT has seen one confirmed case of Influenza A–a general species of the flu virus whose many variants include the standard “human flu” as well as the “H1N1 virus” known as swine flu–but it was unlikely that the person diagnosed had contracted swine flu.

Thus far, the only two cases of swine flu confirmed in Massachusetts remain those contracted by two boys in Lowell, Mass. who are currently recovering from the illness after a recent trip to Mexico, The Boston Globe reported yesterday."

On nous avait pourtant bien prévenu, il y a 6 mois, de nous vacciner contre la grippe !


"A MIT Chinese student's roommate was diagnosed with swine flu yesterday and they're basically in quarantine to prevent the spread of it.  They go to MIT but live off campus in Boston so that means there are definite cases going around the area. Please be super careful now with washing your hands, any silveware, any kitchenware; don't share food or drinks with anyone. Just always be careful and think about your health before doing anything, especially since the semester is almost over and finals are coming. 

Be safe, be clean, be cautious!"

Et voila, la grippe porcine arrive dans nos contrées ! Je ne sais pas si l'étudiant suivant s'est amouraché du porc photographié ci-dessus, mais ce qui est certain, c'est qu'il est malheureusement au fond de son lit. Bon, d'ici à envoyer ce mail aux dizaines de milliers d'étudiants d'Harvard et MIT... Précaution ou "overreaction" ? L'histoire nous le dira (j'ai mon avis sur la question néanmoins).

mercredi 29 avril 2009

Avoir un rhume en temps de grippe porcine...

Et oui, depuis près de 10 jours maintenant, j’ai une petite crève pas bien grave mais bien gênante car… nos amis Américains sont sensibles aux conséquences potentielles de la « Swine flu » ! 

Ainsi, nous avons tout juste reçu ce message des services de santé d’Harvard :

To avoid contracting illness, HUHS advises all members of the Harvard community to: 

i) Practice good hygiene (…)

ii) Cover your nose and mouth when you cough. Use and dispose of tissues or cough/sneeze into the crook in your elbow.

iii) Avoid close contact with sick people. 

Disons qu’à cause de ii) et iii), et malgré l’attention que je porte à ne pas transmettre à outrance mes microbes, j’ai le sentiment profond d’être un pestiféré. Tout ça pour un petit rhume de rien du tout... Faut vraiment être parano, non ? Heureusement, je ne suis pas le seul à être malade ces jours-ci ! 

mercredi 22 avril 2009

C’est bien connu, le business n’est que pure distraction !

Je rentre d'un fabuleux concert de l'orchestre philarmonique de Russie (mené par Vladimir Spivakov, plutgôt fameux parait-il), grand moment s'il en est... Je ne m'étendrait pas sur la qualité des compositions de Rachmaninoff interprétées par Matsuev (lui, j'avais déjà entendu son nom avant en revanche) car ça ne se raconte pas, ça s'écoute ! 

Première anecdote: en rentrant dans le taxi qui nous ramènait sur le campus (les transports en commun dans cette ville et plus généralement aux EU ne marchent simplement pas), je suis saisi d'un accès de toux. Assis à ma gauche, le chauffeur de taxi assez sympa – pour une fois-,  vieil homme concentré sur sa radio et tout excité par la victoire des Boston Bruins face à leurs adversaires du jour, me tend une espèce de bonbon rouge, grosse boule engluée dans son sachet en plastique. « C’est bon pour la toux, j’ai soigné 200 clients avec ça ! ». Décidement multi-tâches, les taxis Bostoniens ! Gêné, je me sens obligé d’accepter le bonbon magique … que je me retiens de recracher direct une fos la mise en bouche amorcée. Il s’agit en fait d’une "Atomic Fire Ball", gourmandise singulièrement pimentée, à mon avis d'ailleurs pas tout à fait reconnue par la FDA... Instant magique lorsque mon médecin chauffeur me lance fièrement « Moi, j’arrive à en ingurgiter 5 d’un coup, je vais m’inscrire pour le record du monde ! ». A ce moment heureusement, les Bruins ont enfin marqué, distrayant mon interlocuteur et me permettant ainsi de soulager mon gosier en éjectant violement ce truc infâme. Notons cependant que depuis tout à l’heure, je ne tousse plus. 

Second anecdote de la soirée ; je lisais à l’instant le dernier post du blog de J. Attali, traitant du problème épineux de la réforme des universités en France. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir la phrase suivante, trés flateuse je trouve, pour moi qui ne souhaite pas faire de finance à l'avenir:

« Si persiste cette indifférence collective,  le  destin du pays  est scellé : ceux qui se forment dans les grandes écoles renforceront leurs privilèges ; trop peu d’entre eux voudront exercer  les métiers exigeants  dont dépend notre avenir : ingénieur, médecin, enseignant ou chercheur. La plupart iront, comme aujourd’hui, s’occuper de finance ou de distraction. » 

Allez, je vais me coucher….

lundi 20 avril 2009

Le glacier de Moiry comme vous ne l'avez jamais vu !

Voici une photo que j'ai découverte hier, et que j'apprécie particulièrement. Elle a été prise par Menno Boermans, photographe Néerlandais et ami de Frank avec qui je grimpe régulièrement.

Le glacier de Moiry, c'est ma jeunesse, Grimentz et ses montagne, les ballades en famille avec Grand-Père et Grand-mère... Cette image génère donc beaucoup d'émotions en moi, délicates à partager par internet, mais bien présentes !

“This image of Glacier de Moiry explains why I am so passionate about mountaineering. The sun coming through and the steaming clouds above the crevasses give the image the feel of the earth having just been born. With my photography I try to show the beauty of the mountain world, to provide evidence for people who don’t understand why we climb.

Roaring Silence

Je rentre de deux jours à Rumney, le site où je vais désormais « régulièrement » dans le New Hampshire. N’ayant cependant pas grimpé depuis deux semaines, la reprise s’annonçait délicate, mais tout s’est bien passé. Quel plaisir d’être tout un week-end au soleil dans un coin isolé ! On a aussi croisé des wagons de Québécois, qui en quelques heures de route descendent de Montréal. D’ailleurs, les Américains qui m’entendent parler Français me demandent à tous les coups comment est la météo plus au nord… Pourtant, si les Canadiens ont un meilleurs accent Anglais que moi, leur français n’est en rien comparable au mien ! 

Voici la vidéo montée rapidement ce matin du « Roaring Silence », un 8A très joli et un peu bloc que j’ai raté flash d’une prise samedi, avant de l’enchaîner le coup d’après. J’étais un peu court physiquement, mais c’est comme ça, puis c’est toujours un plaisir de se battre dans une voie jusqu’à la dernière prise. J’ai filmé Frank et Mike (un grimpeur local d’une vingtaine d’années, qui passe ses journées sur le site !) le lendemain pendu sur ma corde, c’était une expérience amusante. Notez que pour regarder la vidéo, il faut sélectionner le mode HQ en bas à droite de l’écran, ce qui améliore sensiblement la qualité.

Aujourd’hui, nous sommes donc lundi. Patriot’s day, plus exactement, ce qui signifie que nous n’avons pas cours. Les Américains ont beau se moquer de la France et de nos 35 heures –désormais en partie caduques-, ils ont encore plus de jours fériés qu’en France…  mais ça, ils ne l’admettront jamais !

Why would you do an MBA ?

mercredi 15 avril 2009

Autoroutes

Two lanes in Khumbu Icefall As last year, there will be two ropes-lines in the Khumbu Icefall; word is that a third line might be established this year as well.

Et oui, les embouteillgaes vont reprendre de plus bel ce printemps sur le côté Népalais de l'Everest - 3 lignes, c'est mieux que deux, ça permet de faire passer encore plus de monde vers le plus haut sommet du monde !

mercredi 8 avril 2009

De l’éthique a HBS…


Ca fait un moment que je voulais écrire un article sur l’éthique a HBS…
Comme vous le savez peut être, le cerveau de l’affaire Enron, celui qui a imaginé la fraude et qui a été l’image de Enron dans le monde des affaires n’est autre que Jeff Skilling, un ancien célèbre de HBS (avec Bush, ça doit être l’ancien dont on nous parle le moins dans l’école mais le plus en dehors de l’école ;-)). Il est connu pour avoir été un excellent élève durant sa scolarité a HBS, pour avoir été un Partner brillant chez McKinsey et pour avoir répondu lors de son entretien d’admission a HBS a la question « are you smart », « i am fucking smart ». La classe américaine.


Après la crise d’Enron et de Worldcom, en 2001, l’école s’est quand même un peu remise en question (on en est pas encore la aujourd’hui après l’énorme crise financière que nous vivons malheureusement) et a ajoute un cours obligatoire en première année, Leadership and Corporate Accountability. L’idée est d’apprendre aux étudiants comment ne pas aller en prison…
J’exagère un peu, la grande idée du cours, c’est de réussir a trouver un avantage compétitifs a la conjonction de l’éthique, de la loi et l’économie. C’est un concept un peu fumeux mais ici, on adore ce genre de beau graphique simple pour résumer des problèmes complexes…




Bref, tout ca pour dire que c’est un cours très intéressant car:
- Il pose de vrai questions telles que : faut il refuser se fournir auprès de fournisseurs faisant travailler des enfants même si c’est la seule façon pour ces familles de survivre, faut il continuer une activité économique dans un pays si cela permet a un régime totalitaire de se maintenir au pouvoir, quels sont les obligations d’une entreprise vis-à-vis de la communauté dans laquelle est a grandi.

- Il permet de voir les mécanismes qui ont entraînés les fraudes massives dans l’histoire du capitalisme américain. C’est aussi amusant de voir que souvent, les gens vont en prison non pas pour la fraude qu’ils ont commise mais parce qu’ils ont menti lors d’une audience devant le Congrès ou lors d’un témoignage devant un jury.

- Il permet enfin de voir ce que les autres étudiants pensent vraiment sur le rôle de l’entreprise dans la société et sur ce qu’ils sont prêts a faire au nom de leurs actionnaires. La conception que l’entreprise est uniquement la pour servir les intérêts de l’actionnaire est bien sur prédominante et choque souvent mon esprit français …

Pour conclure, nous avons une application très concrète de ce cours d’éthique : le cours de négociation. Lors de ce cours, on nous apprend les techniques de base pour appréhender et réussir une bonne négociation. Très vite apparaît le problème du bluff. Est-il légitime de mentir lors d’une négociation ? Et la, tout ce qu’on a appris en LCA vole en éclat et on nous propose les trois solutions suivantes, selon quel genre de businessman on veut devenir dans le futur :

- L’approche « Poker Game » : tout est permis aussi longtemps qu’on ne se met pas hors la loi. En gros, cela veut dire qu’on peut produire les pires mensonges, si cela ne constitue pas une fraude. Il y a fraude si un des négociateurs fait de façon volontaire, une fausse représentation matérielle (conséquente) d’un fait sur lequel la victime compte de façon réaliste pour prendre une décision…

- Honnêteté complète : dans cette approche, on nous propose de refuser le mensonge à tout prix. L’idée est de dévier les questions gênantes (genre avez-vous une offre concurrente pour la maison ?) de façon plus ou moins subtile pour éviter d’avoir a répondre par un mensonge.

- L’approche pragmatique : Dans cette approche, on préfère ne pas trop mentir pas pour des raisons idéologiques mais parce que cela peut avoir des conséquences sur notre réputation dans le business a long terme. Mais un petit mensonge de temps en temps ne peut pas faire de mal…

Et on nous dit, choisissez vous une éthique et tenez vous y…
On a ensuite de nombreux exercices de négociation entre étudiants de la même classe. Ce qui est amusant, c’est qu’on commence a bien se connaître et du coup, les meilleurs négociateurs ne sont pas les as du Private Equity ou les Banquiers d’affaires mais plutôt les gens discrets dont personnes ne se méfie. En effet, lorsqu’un banquier fait une offre, on se doute qu’il essaye de nous rouler et on se bat comme un diable pour avoir un bon deal. Quand une étudiante mignonne qui a fait de l’humanitaire pendant 2 ans ment avec le sourire, j’ai tendance a plonger direct ….

Et c’est la moral de mon post… Pour réussir dans les affaires, il faut réussir à convaincre ses partenaires qu’on ne cherche pas à les arnaquer. Et le plus simple pour réussir à les convaincre, c’est de ne pas essayer de les arnaquer…

Mais je ne suis pas persuadé que tout le monde dans ma classe soit arrivé a la même conclusion que moi ;-)

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