samedi 28 février 2009

Martin Hirsch et la politique social européenne



Il faut reconnaître que ce qui est bien ici, c’est qu’il y a une masse de conférence intéressante en permanence. J’étais tombé par hasard sur un panel de la conférence Germany/USA de Harvard qui avait comme invité Martin Hirsch (un des politiques francais les plus efficace en ce moment a mon avis). Le thème du panel était la politique social européenne… Thème a priori pas super excitant mais avec du potentiel.

J’ai réussi à entraîner Thomas pour assister a cette discussion et on a même réussi à discuter en tète a tète avec Martin Hirsch pendant 5 mn. Que peut-on en retenir :

1. Martin Hirsch est excellent. Il est très accessible, ne parle pas la langue de bois (ou moins que la moyenne des hommes politiques en France) et a une approche très pragmatique des problèmes.

2. La politique sociale européenne est aujourd’hui inexistante alors que c’est un sujet majeur dans tous les pays. Il y a des comites de coordination sur la pèche, l’industrie du chocolat, la standardisation de la taille des préservatifs mais pas d’effort suffisant de coordination des politiques sociales.

3. Les politiques sociales doivent se décider au niveau local (ville/région/état) mais il y a de la valeur à faire de la coordination entres les états européens (si on part du principe que l’Europe partage un système de valeur autour d’une économie sociale de marché, OK c’est barbare mais en gros c’est on fait du capitalisme en ne laissant pas les plus faibles sur le bord de la route). Parmi les sujets possible : instauration du principe de non-discrimination partout, principe d’un salaire minimum (mais pas le même dans tous les pays), principe du droit a une protection sociale et a une retraite décente, etc…

4. Dernier élément, comment utiliser cette politique sociale pour améliorer l’intégration européenne et comment faire émerger la notion de citoyenneté européenne. Le programme ERASMUS sensibilise les élites en envoyant les étudiants du supérieur étudier dans tous les pays. Les compagnies low cost permettent au plus grand nombre de voyager à travers l’Europe, les jumelages entre les communes permettent de favoriser les échanges. Mais il manque des références communes, un attachement a l’idée de L’Europe. La monnaie commune n’est pas une façon tres sexy de concevoir l’Europe . Paradoxalement, The Economist et le Financial Times (british et notoirement eurosceptiques) sont les seuls organes de presse avec une large audience à couvrir correctement l’actualité européenne. Il n’y a pas de chaîne de télévision avec une couverture européenne. La barrière de la langue et les fiertés nationales rendent la construction d’un sentiment européen difficile.

5. Conclusion de Martin Hirsch. Quel est le but premier de l’Europe : Éviter a tout prix une nouvelle guerre entre les états qui se sont déchirés depuis 2000 ans. Lier les destins de la France et de l’Allemagne si fortement au travers d’une monnaie commune que la perspective d’une guerre deviennent inimaginable. Les leaders européens (Merkel, Brown, Sarkozy, Zappatero, Berlusconi, etc…) doivent mieux expliquer ces enjeux aux peuples et doivent arrêter de se cacher derrière l’Europe pour faire les reformes difficiles que demandent le vieillissement de la population et l’adaptation a la globalisation.

6. Question en suspens : est-il possible de construire l’Europe en gardant des identités nationales fortes ? Les panelistes y croyaient, mais j’en doute. Je ne pense pas qu’on puisse avoir un pouvoir fort à Bruxelles avec des pouvoirs fort au niveau des états. A mon avis, seul un pouvoir fort a Bruxelles permettra de faire avancer l’Europe et de sortir du blocage perpétuel (a l’inverse de ce que pensent les britanniques et les eurosceptiques en France).

Conclusion personnelle : la construction européenne est un challenge passionnant et difficile. L’Europe a grandit trop vite ces dix dernières années et doit maintenant se structurer. L’Europe a gagné sa légitimité au sein des élites pendant les 50 dernières années mais il faut maintenant convaincre les peuples de leur intérêt à long terme d’abandonner leur souveraineté et leur fierté pour construire une Europe forte et efficace.

vendredi 27 février 2009

Voyage hors de la bulle d"HBS: La Nouvelle Orleans



Alors que le week-end dernier Thomas crapahutait à El Paso, je suis allé visiter l’ancienne province française, la Nouvelle Orléans. Enfin quand je dis visiter, je suis ambitieux. A cette époque de l’année, c’est mardi gras. Donc l’ambiance dans la ville n’est pas tellement a la découverte et au farniente mais plutôt a la bière et au lâchage.
Quelques mots pour commencer sur la ville. Le centre (le French quarter) est très joli au sens européen. Ce sont de petites maisons avec beaucoup de caractères. En dehors de ca, la ville est assez moche. L’état général est mauvais. On ne voit pas vraiment les traces dans la rue de l’ouragan Katrina qui a ravage la ville en août 2005 mais on sent que c’est présent partout (dans les conversations, dans les publicités dans la rue, dans les journaux ou les boutiques de souvenir). Et de façon plus générale, on a tendance en Europe a sous estimer l’impact de Katrina sur les américains. A mon sens, c’est un des tournant du deuxième mandat de Bush qui a expose ses faiblesses au peuple américains.
Mais passons, Mardi Gras a la Nouvelle Orléans, c’est surtout une gigantesque occasion de faire la fête et a l’occasion de pratiquer le « flashing ». Cette tradition, inconnue en France, consiste pour les filles a montrer leur seins quelques secondes pour exciter les hommes, en échange de quelques collier de pacotille. Tout ca se concentre dans une grosse rue du French Quarter, Bourbon Street. C’est l’occasion d’un joyeux mélange car les « born again christian » (les chrétiens extrémistes américains) font des sittin’ dans la rue pour dénoncer le péché et la débauche.
Il n’y a pas trop d’agressivité entre les gens, du moins dans les premières heures de la soirée. En fin de soiree, l’assistance devient de moins en moins mixe et les filles qui flash de moins en moins jolie…
Mes conclusions :
- La dignité de la femme en prend un sacre coup
- L’ambiance est plutôt bonne enfant. Je pense qu’en France ce serait l’émeute. Les américains savent plus ou moins rester civilise même quand ils sont bourres et surexcites.
- Même si je déteste généraliser, cela me conforte dans l’idée que les américaines ne sont pas prêtes à atteindre la sophistication des femmes françaises….
- La Nouvelle-Orléans est vraiment une région tres pauvre et HBS est une bulle qui doit représenter 0.001% des États-Unis.

Vous souhaitez offrir un bijoux ?

Cher lectorat,

Quelques réduit que tu sois, je técris ce mail qui sûrement t'intéressera. Bref, je suis passé par www.balkal.fr (vente de bijoux en ligne) récemment, le site de mon ami Huy, qui fonctionne parfaitement, et je vous invite donc à y faire un tour. Après l’effervescence commerciale générée par la Saint-Valentin, c’est l’occasion d’en remettre une couche !

Bref, à l’heure de l’hyper communication, c’est de plus en plus délicat de … communiquer, qu’en dites vous ?
Ah oui, quelques détails sur l
histoire de ce site, je cite Huy justement :

« Comme vous voyez, je ne suis pas comme la plus part d'entre vous : debout sur 2 jambes, les bras bien agiles et une tête bien faite et pleine.
Je suis semi-debout sur un fauteuil roulant électrique et appareillé le corps entier pour me permettre de me tenir debout. Je me déplace que grâce à ce fauteuil électrique sans quoi je serais cloué dans un lit sans rien pouvoir faire car je ne peux pas m'asseoir !!!
Depuis un an, je me suis lancé un chalenge à relever, faire un site internet mais gros problème, je ne connais RIEN en HTML, CSS et autres langage du net. 
Vous allez me dire que c'est facile de faire un site internet aujourd'hui !
C'est facile quand on a suivit des études ou suivit une formation dans ce domaine... or moi je n'ai rien pu faire de tout ca.
J'aurais aimé faire de longue études comme la plupart de mes amis sur Facebook qui est en train de lire ces lignes mais mon handicap ne me permettait pas !
Je sais juste lire, écrire, utiliser un PC, utiliser les logiciels de bureautique, surfer sur internet, connais un peu l'anglais et c'est tout !
Donc il y a un an, je passais des journées et des journées entières à faire des recherches sur internet, sur des forums pour savoir comment faire un site internet.
Ces recherches m'ont permis de penser à autres choses qu'à s'apitoyer sur mon handicap, se pencher réellement sur un problématique et trouver une solution pour avancer !
Quand la solution est trouvée, je me sentais heureux ! 
C'est grâce à un copain en Suisse qui a trouvé l'idée génial et qui m'a conseillé d'utiliser Joomla pour faire le site www.balkal.fr et aussi grâce à Thomas qui m'a soutenu et m'encourager à terminer ce site internet, sans les encouragements de mes proches et de mes amis, j'aurais laissé tomber.
Aujourd'hui ce site internet a vu le jour, il est opérationnel mais il n'y a personne qui achète les bijoux à part mon ami Thomas qui a fait un premier achat !
Est ce que mon site est si nul ? Ou difficile à surfer ?
Alors si vous êtes webmaster pouvez vous me donner des conseils ou me donner un coup de main pour améliorer la visibilité du site sur la toile ? »


jeudi 26 février 2009

Quelques images sous la forme de diaporama, en attendant la vidéo !



Hueco Tanks, une réserve naturelle au milieu du désert



Coucher de soleil sur El Paso

Me voici de retour après 4 jours dans le désert, dans le site de bloc magique d’Hueco Tanks (Ouest du Texas, à la frontière Mexicaine). Ou plutôt, deux jours dans l’avion et deux jours sur les blocs, mais le voyage valait le coup ! Je suis parti grimper avec deux amis Américains (AJ, procureur à Boston et Todd, développeur de site internet) et mon pote Jérôme, avec qui je grimpe souvent.

Hueco , c’est LE site de bloc mythique des Etats-Unis, où tout grimpeur rêve d’avoir d’user ses chaussons un jour ou l’autre. C’est aussi un parc national anciennement occupé par les Indiens, et il y a donc des peintures « typiques » un peu partout, qu’il ne faut évidemment pas trop toucher… En revanche, plus aucun Indiens évidement, mais ça, c’est une autre histoire.

Nous étions donc au cœur d’un parc naturel étonnant, au soleil toute la journée (j’ai même des coups de soleil – incroyable pour un Bostonien !), à discuter de la meilleure façon « d’envoyer des meurtriers en prison »,  AJ étant réellement (un peu trop ?) passionné par son travail… le tout entre quelques tentatives sur des blocs rouges épars, vraiment un bon moment. Je joins ici quelques photos, en espérant que l’ambiance transparaît… Ah oui, nous avons fait pendant ces deux jours une dizaine de bloc entre V6 et V9 (de 7A à 7C bloc) flash ou en quelques essais, le but n’étant pas de faire du très dur mais de profiter au maximum de ce terrain de jeu magique. D’ailleurs, mes trois copains sont resté toute la semaine, ils ont de vraies vacances, eux,…

En revanche, El Paso en soit (au sud ouest du Texas) ne présente aucun intérêt, c’est même assez moche – j’espère que ce n’est pas à l’image du Texas dans son intégralité… Quant à la vie culturelle au pays de G.W Bush, je ne suis pas parvenu à l’identifier – au contraire des centres commerciaux mirifiques qui florissent partout même en plein milieu du désert. Disons que le Texas mériterait sûrement une investigation plus approfondie, il va falloir y retourner !


Camping de rigueur: on brûle le jour, on gèle la nuit, vive le désert !AJ est à gauche, Jérôme au milieu et Todd à droite.


Todd dans un V9/7C que nous avons fait tous les trois, un no foot bien phyisque - ça change de Fontainbleau !


Un V8 (7B+) retord, bien physique aussi. Ah oui, je ne suis pas très bon pour retenirles noms des problems...


Des cactus, il y en a partout !


Jérôme dans un V8 que nous avons aussi fait tous les trois (décidement!), très physique aussi (décidement!).




vendredi 20 février 2009

(encore) Un week end qui s ’annonce pas mal !



Dans ma quête (infinie je vous rassure) des plus beaux spots d’escalade des Etats-Unis, je pars ce week-end (nous avons de nouveau 4 jours off) au fin fond du Texas, à Hueco Tanks du côté d’El Paso plus précisément. Hueco, c’est LE site de bloc mythique des EU. L’accès est néanmoins largement réduit pour cause de protection de la nature, car comme vous vous en doutez, c’est en plein milieu du désert ! C’est aussi un lieu où nos ancêtres (enfin « leurs » ancêtres) Indiens (plumes dans les cheveux, pas les rois de l’outsourcing IT) ont passé quelques année sympas avant de se faire simplement massacrer. Je ne suis pas encore trop calé côté Indiens de Hueco, mais je vous en dit plus à l’avenir, promis je me renseigne. Pour grimper ici, il faut donc avoir acheté 6 mois à l’avance un permis, pas très cher mais fort recherché puisque seuls 50 entrées sont accordées chaque jour.

Je pars avec mon ami Jérôme et deux copains Américains, ça s’annonce pas mal !

En attenant, ci-joint quelques images de mon week end précédent (4 jours aussi, c’est décidément dur la vie à HBS !). Bon week end !

Jérôme à lincoln woods (une heure au sud de Boston) le week en dernier dans un V10 (7C+ bloc) retord.

Un bloc pas extrème (V7-7A+ bloc) mais en fin de séance, c'est dur...

Mon ami Thomas Miklavec (qui m'a confirmé qu'HBS, c'est d'ailleurs encore plus cool en deuxième année), vendredi au mount Washington. Pas trè haut, mais que ça caille ! -15 degrès et 100 km de vent, ç nous a finalement faire reculer sous le sommet. Une bonne journée quand même !

jeudi 19 février 2009

Un peu de légèreté

Nous avons aujourd’hui eu un cours passionnant sur l’industrie du golf, qui comme chacun sait me tient très à cœur… Bon, ça m’a tout de même permis d’apprendre pas mal de choses –une fois n’est malheureusement pas coutume !-, et notamment, cette maxime issue du sens commun Américain, je cite :

« Golf and sex are the only two things you DON'T need to be good at to enjoy… »

Je ne ferai pas de commentaires au sujet du golf, pour le reste…  je suis mal placé pour me prononcer (je sais, c'est très fin) !

mardi 17 février 2009

Premier post


Bonjour,

Merci d’abord à Thomas de m’ouvrir ce blog. Je vais essayer d’offrir un point de vue un peu différent.

Je vais utiliser ce premier post pour me présenter. Quentin, 27 ans, français. Je suis en première année avec Thomas. J’ai un background d’ingénieur. C'est-à-dire que lors de mon dernier passage dans une école, j’ai étudié la résistance des matériaux, la programmation en C++, l’organisation d’une usine ou enfin l’optimisation d’une base de donnée … Autant dire que tout est nouveau pour moi a HBS.

Ensuite, j’ai travaillé pendant trois ans chez Renault a Rouen dans une usine mécanique ou j’ai appris à gérer des équipes de techniciens de maintenance. Expérience très intéressante est assez différente de l’expérience typique des étudiants du MBA. Ici, le profil typique c’est plutôt un diplôme d’undergrad en economics/business, puis quelques années dans le conseil (de préférence chez McKinsey) ou dans la finance (banque d’investissement ou private equity).

Ce profil un peu atypique me permet d’apporter un point de vue différent aux discussions en classe : souvent naïf mais parfois utile. C’est amusant de voir les stéréotypes qui existent à propos de l’industrie en général et sur les ouvriers/techniciens en particulier. C’est assez savoureux mais j’aurais l’occasion d’y revenir.

En un mot, mon expérience du MBA est jusqu'à présent fabuleuse. Les cours sont intéressants. Contrairement à la France, le professeur ne donne pas la « bonne » réponse mais fait prendre conscience à la classe des différentes façons de considérer un problème. Je trouve cette façon d’enseigner plus proche de la réalité du monde de l’entreprise.

Quoi qu’on en dise, nos « amis » américains sont sympathiques. Ils sont tres ouverts et facile d’accès même si c’est vrai qu’il n’est pas vraiment possible d’avoir de discussions approfondies avec eux.

La vie sur le campus est tres agréable grâce aux moyens mis en œuvre pour notre confort (salle de classe, bibliothèque, salle de sport sur équipées, etc …). Cela me change des réveils à 4h du matin pour aller prendre mon quart dans un atelier à 15 degrés…

Bref, il ne manque que la famille, les amis, et la nourriture française…

lundi 16 février 2009

The Business of Harvard Business School

J’ai hésité et pensé un instant utiliser le titre «Etudiants = porte monnaie ambulant », mais je me suis retenu. Car en plus d’être une école (ou avant même d’être une école ?), HBS est un business. Nous avons reçu il y a quelques jours le rapport annuel, dans lequel certains chiffres intéressants apparaissent. Je vous passe le blabla « Leaders for a changing world » et autre « 2+2= more » car vous y êtes déjà habitués et vais directement à l’essentiel :

  • En termes d’applications, 2008 à vu postuler 8,661 étudiants, dont 12% ont été admis. 91% ont finalement intégré les cours en septembre. Le taux d’admission de 2008 était plus bas que d’habitude (~15%), certainement en raison de la crise annoncée…

Où l’on voit qu’en fait, HBS est moins sélectif qu’il n’y paraît. J’ai le sentiment que beaucoup de gens s’effraient du processus d’admission (les dossiers sont assez lourds à remplir il est vrai) -en tous cas en France, peut être moins aux Etats-Unis alors que finalement, le taux de succès est très similaire à celui des grandes Ecoles de commerce Parisiennes par exemple. 

  • En 2008, les revenues de l’école s’établissaient à $M451, soit 10$ de croissance annuelle depuis 2004. A noter que les frais annuel de scolarité sont désormais de 42,000$, en augmentation de 6% annuellement. Notons qu’au total, le coûts des études sur deux ans (hors « vie ») est de $105,000.
  • Chaque année, HBS vend environ 8 millions de cas (y compris à ses propres étudiants, ce qui fait l’objet d’une facture supplémentaire) pour un montant non précisé (de l’ordre de 5 à 10% par cas)
  • A noter, l’aide financière moyenne par étudiant s’élève à 22 000 $ en moyenne, en croissance de 17% annuellement. Mais ce chiffre devrait cesser d'augmenter dans la futur en raison des pertes affichées par l'endowment (officiellement, de l'ordre de 25%)
  • L'endowment donc,  et constitué des dons des alumnis. Il s'élevait à $2,9 milliards (vous avez bien lu - pour Harvard University as a whole, le total était proche de 35 milliards) à fin 2008, financièrement, tout va donc pour le mieux.
  • Notons enfin qu'Harvard ne paie pas d'impôt, en raison de son statut.

Bref, HBS se porte bien financièrement, alors pourquoi régulièrement augmenter les tuitions ? Ma compréhension, c’est qu’HBS souhaite réduire les contraintes financières pour les étudiants (d’où l’augmentation des aides) tout en chargeant un maximum les entreprises qui sponsorisent leurs ouailles (e.g McKinsey) et ainsi éduquer un maximum de "leaders qui vont changer le monde"(et j'en profite largement !)– smart, isn’t it ?

dimanche 15 février 2009

De la diversité à HBS

Quentin est à gauche de la photo, Loeiz est au milieu !

On me l’a fait remarquer, ce blog s’est récemment un peu trop focalisé sur des histoires d’escalade et autres formes de gymnastique plus ou moins artistique – et je ne vous ai pourtant pas encore raconté mon week-end !

Pour éviter l’effet « hamster »  (ou le type qui rabâche ses trucs plus ou moins inintéressants sans jamais vraiment s’arrêter), j’ai convié mon ami Quentin, lui aussi étudiant à HBS en première année, à écrire des billets en fonction de son humeur du jour. Je lui ai formellement interdit de parler de montagne (non mais !), en revanche pour le reste, tout est permis !

Quentin, c’est mon partenaire de squash, c’est aussi lui qui me tient compagnie au sauna après le sport (!), qui répare le wifi de l’appartement en cassant l’imprimante, qui a initié la soirée crêpe Daïquiri du mois de Novembre… qui me rejoint le soir après mes séances d’escalade dans les bistrots d’Harvard square, qui connaît -et dans un certain sens partage- mes états émotionnels voire sentimentaux, bref, Quentin est un vrai ami.

Avant de venir user les bancs de cette vénérable institution, il travaillait chez Renault (Timing d’intégration bien orchestré, il était de temps de retourner  faire des études !), à  la maintenance des machines. Enfin il vous en dira peut-être plus la dessus à l’avenir – ce qui est certain, c’est  qu’on devrait avoir droit à une perspective un peu différente de la mienne. Quentin, j’ai hâte de lire ta prose (d’ingénieur) !

lundi 9 février 2009

Single and looking !

Non non, ce n’est pas le dernier statut de Loeiz sur Facebook, ni le titre de notre dernier cas de marketing… Il s’agit en fait du titre de l’Harbus de cette semaine (c’est le journal interne de HBS, en général illisible, au mieux) qui s’intéresse au sujet excitant qu’est l’amour à HBS en ces temps de Saint Valentin. C’est hilarant, je crois que c’est la première fois que je le parcours en intégralité depuis septembre…

Pour commencer, notons l’introduction, qui rappelle « à quel point les étudiant d’Harvard sont doués pour réseauter  mais curieusement inaptes à trouver l’amour… » Drôle de comparaison me semble-t-il, mais passons. Quelques chiffres : en moyenne, un étudiant a daté 2,9 personnes pendant les deux ans (je pense connaître des gens qui poussent ce chiffre à la hausse !) – pour ma part, je suis un peu surpris, peut être ne sommes nous pas d’accord sur la définition du dating, à voir… Cela dit, 75% des gens pensent que trouver l’amour à HBS, c’est dur. Et là, c’est une majorité de garçons qui est concernée ! Je me demande quand même qui a bien pu passer du temps à répondre à ce sondage…

Le plus marrant, c’est l’article sur mon ami Kevin, membre éminent de ma learning team (avec qui je passe donc une heure tous les matins à préparer les cas de la journée), qui s’étend avec sa femme Abigail, elle aussi à HBS, sur leur vie de couple sur le campus. Une perle de l’interview:  « We were so absorbed with cases…We would fall asleep talking about cases, dreaming about cases (…) Finally we made a rule, no case conversation when heading to bed !” – je ne préfère même pas imaginer la situation avant l’adoption de cette règle pour le moins originale…

Mais le pompom, c’est sûrement la troisième partie du canard qui présente des profils  de célibataires des deux sexes – j’imagine que les gens présentés étaient volontaires et ont rempli eux même leur profil.  Top  de voir la photo de Susie à moitié déshabillée (j’en rajoute à peine) –que je ne connais malheureusement pas (encore !)- qui se permet tout de même de répondre « mon sourire » à la question  « Sexiest physical trait ? » (ouais ouais... d’où la photo où bien sûr, on voit notamment son désormais fameux sourire). Il y a des fois où je me dis que nous vivons ans un monde un peu bizarre…

mardi 3 février 2009

Quelques images des cascades parcourues dimanche

Je sais, c'est le septième message d'affilé lié à l'escalade ou à la glace, et c'est un peu relou à la fin. J'ai quelques idées pour la suite, promis, ça va changer !

lundi 2 février 2009

Encore un peu de glace !

Vous l'aurez compris, la saison de glace bat son plein ! J’aurais tord de m’en priver me semble-t-il, bien qu’ un peu malade cet an-ci… Si vous me voyez tousser en plein milieu de la prochaine vidéo de glace (currently in the making), c’est pour cette raison. Rien de bien grave évidemment, disons que ça met un peu de piment !

 Nous étions ce week end avec Jonathan du côté de Frankenstein, dans le New Hampshire, pour grimper quelques cascades un peu plus sérieuses cette fois. Nous avons d’abord gravi la classique « Standard Route » (120 mètres, III), ce qui a permis à Jonathan de faire ses premiers pas en tête dans la dernière longueur. Puis, comme la glace était vraiment bonne, nous avons enchaîné sur l’autre classique, « Dracula » (70 mètres, IV) ainsi qu’une belle longueur aérienne dans « Hanging Gardens » (30 mètres, V) sur un Free standing pas trop protégeable, ambiance… D’après le topo, « Many of these climbs are toproped (= grimper en moulinette), but try not to beat them to death, there ARE folks who can lead (grimper en tête, en posant ses protections) these things!”.  Voyant la belle ligne qui s’offrait à nous, on est parti les broches au baudrier, et tout s’est bien passé. Ce qu'il faut savoir, c'est que suivant les conditions, une même voie peut être de difficultés trés différentes. En ce moment, grâce au froid régulier (un euphémisme!), l'escalade est vraiment aisée... Ce n'était pas le cas la semaine dernière dans les "daks", et ça ne devrait plus être le cas à l'avenir - donc on fera des trucs plus faciles !

Ah oui, une anecdote marrante : dans « Hanging Gardens », une cordée grimpait à côté de nous, et alors que je sortais du crux de la voie, toussant et serrant mes piolets comme un naufragé, j’entends un crrrrraaaaccc vibrant, puis un cri… Surpris et inquiet, je me retourne, et là, j’aperçois l’Américain d’à côté -que nous appellerons Steven pour l’occasion- par terre, un gros bloc de glace bleue à ses pieds. Un peu trop enthousiaste, Steven est parti avec une colonne de glace après s’être suspendu à ce qui ressemblait d’en bas à un chandelier pas trop bien accroché…  Jonathan me dira après coup que le glaçon lui a frôlé le dos !

 Promis de notre côté, nous sommes très prudents, évidemment.


Dracula


Hanging Gardens

vendredi 30 janvier 2009

Encore quelques images d'escalde...


Non non, je ne suis pas complètement monomaniaque – simplement, dans ma démarche consistant à étaler ma vie en direct sur internet, j’essaye d’être un peu sélectif sur le contenu…  Je ne suis pas encore trop à l’aise avec les médias «semi- interactifs », où, si je sais ce que j’écris, je ne sais pas vraiment qui me lit, encore moi qui pense quoi et interprète comment…  Par ailleurs, je dois admettre que je ne suis pas à l’aise en one- to-one qu’en one-to-many, j’espère progresser un peu à l’avenir…

Bref, quelques images réalisées sur le mur d’Harvard, avec un grand angle sur la caméra pour que ça ait l’air plus grand (technique utilisée pour filmer les scènes à l’intérieur des tentes d’expédition), et quelques ralentis pour renforcer l’émotion, le pathétique en quelques sortes…

C’est aussi une introduction à Franck, mon pote post doc en Physique quantique avec qui je grimpe pas mal cet an-ci, et sa copine Hannah, Américaine qui vient de partir en Inde pour six mois- très roots - et non moins adorable.

Guess what ? Je pars grimper avec Jonathan du côté de Frankenstein dimanche, ça devrait être chouette ! Et en plus, ça s’est un peu réchauffé… des bonnes nouvelles en somme.